Commentaires récents
Admin:
Archives:
Presque pareils

millais 4

Ils sont si pareils, tellements pareils. Ils réagissent de même manière face à l’injustice ou à la bêtise, s’inquiètent pour ceux qu’ils aiment et se sentent tristes si l’autre est blessé. Pareils, si pareils que l’humeur de l’un est l’humeur de l’autre.

Tellement pareils qu’il dit parfois « nous sommes siamois ».

Mais elle sait bien, la lectrice de John Everett Millais, que quand il est inquiet, fatigué, frustré ou chagriné, qu’elle ne pourra, alors que lui sait si bien le faire, tourner la situation autrement et lui tirer un sourire.

Encore une fois s’y applique-t-elle. Mais les quelques maximes humoristiques n’ont pas l’effet escompté. Peut-être la prochaine?

Les samedis d’autrefois

p_collins

Je me souviens de samedis d’autrefois alors que j’habitais sur le Plateau Mont-Royal. Je me souviens de l’animation du quartier, de mon panier bleu pour faire les courses, de mon arrêt pour prendre un café en ouvrant le journal offert gracieusement. Je me souviens du bonheur de ce temps-là. Du bistro où je retourne parfois. Où j’ai emmené quelques amis chers à mon cœur. Je me souviens de ces samedis d’autrefois en regardant la lectrice de Peter Collins avec nostalgie.

Où a-t-elle bien pu passer?

ogle

Voilà bien une heure qu’on cherche la petite lectrice de Ron Ogle dans tous les recoins de l’immense bibliothèque. En chuchotant, parce que ce n’est pas le lieu pour crier Vanessa! Vanessa! Avec inquiétude, aussi. Où a-t-elle bien pu passer?

Quel soulagement de la trouver assise avec un livre sur les genoux, fascinée par le cercle des couleurs. Oui, quel soulagement. Inconsciente de la peur qu’elle a provoquée, elle dira, enchantée, les yeux écarquillés : Regardez ce que j’ai trouvé!

Et on ne pourra que sourire.

Le bougon

surikov

À l’écouter, ils avaient tout leur temps. Pas d’urgence. L’épouse et la fille du lecteur de Vasily Surikov ne se pressaient donc pas. Une s’était même changée trois fois. Une autre cherchait un ruban pour ses cheveux. Il avait dit qu’elles avaient le temps, elles le prenaient donc.

Elles avaient juste oublié qu’elles l’avaient jusqu’à ce qu’il dise qu’ils partaient. Sans délai. Bien entendu qu’elles n’étaient pas prêtes.

Alors, pour les faire se hâter, il enfilait son manteau et ronchonnait en lisant son journal. Il n’aimait pas attendre, mais vraiment pas. On se demande dans de telles conditions pourquoi il ne fixe pas d’heure de départ… À moins qu’il aime bien faire le bougon?

Mon carnet

zga1

Je sortirai mon carnet, comme en a un le personnage de Zulia Gotay de Anderson. J’y trouverai des phrases jetées en cours de semaine, quelques notes sur des lecteurs potentiels, des impressions sur d’éventuelles lectrices à raconter. J’y trouverai peut-être aussi des mots qui, sur le coup, ont été semés, pensant que quand je les lirais plus tard, me sembleraient évidents mais qui vont me laisser coite et ne rien évoquer. Et puis, j’écrirai, cherchant une toile à joindre à un texte ou m’inspirant d’un tableau. Parce que ce n’est jamais pareil. Le tableau se raconte parfois et d’autres fois, j’illustre ce que je veux raconter. Il n’y a pas de règles. Et je n’aime pas qu’il y en ait quand je peux les éviter…

Harmonieusement

corriero

J’aime cette heure du jour de la lectrice de Guy Corriero. Cette heure où le soleil commence à envahir le ciel, mais pas encore le bureau, de telle sorte que je laisse ma petite lampe allumée. Cette heure du jour où dans la cuisine, alors que je prépare le café, la lune est encore là. Comme si nuit et jour se côtoyaient dans un même ciel. Harmonieusement.

Quand s’est-elle endormie?

bisschop 1bisschop 2

Est-elle là depuis hier soir alors que d’ici une heure ou deux la pièce sera éclairée de soleil? S’est-elle éveillée en pleine nuit et a-t-elle ouvert son livre à ce moment-là avant de s’assoupir à nouveau? Ou la lectrice de Cornelis Bisschop s’est-elle levée il y a peu, croyant en avoir fini avec le sommeil, ce qui ne semble pas être le cas?

Nul n’a raison, nul n’a tort, quand il s’agit de perception ou d’impression. Devant une toile ou face à une situation. Et pourtant, combien de fois, quand ce n’est pas vérifiable, parce qu’il ne s’agit pas d’une date, d’un lieu ou d’un titre, toutes des données sûres, ne sommes-nous pas confrontés à des « tu as tort », « tu as tout faux » ou « tu te racontes des histoires »?

Or, celui ou celle qui s’empresse de rectifier un regard ou une impression en la balayant de telle manière, est justement celui qui a tout faux. Il ne laisse pas place à d’autres perceptions que la sienne. SA perception fait office de vérité.

J’ai toujours eu du mal avec ces gens. Moi qui suis une écouteuse plutôt qu’une affirmatrice de vérités à cinq sous. Mais quand trop, c’est trop, je m’élève. Et j’ose un « je ne vois pas les choses ainsi ». Au risque de déclencher un raz-de-marée de nouveaux « tu te trompes », « ce n’est pas ça » et « tu as vraiment des idées saugrenues ».

J’aime trop le véritable échange, le véritable partage, les impressions qui s’opposent et qui ouvrent sur d’autres auxquelles nul n’a pensé pour laisser quiconque affirmer tout de go qu’il n’y a qu’une seule façon de penser. Et quand je constate – souvent avec tristesse – qu’il y a des gens si bornés que je n’arriverai jamais à leur faire voir d’autres couleurs que les leurs, je disparais sur la pointe des pieds. Souvent même pendant qu’ils en sont à vouloir me prouver qu’ils ont raison.

S’est-elle endormie hier soir, au cours de la nuit ou il y a peu? Il n’y a pas de réponses, il n’y a que des impressions. Toutes valables. Et celui qui a peint la lectrice ne s’opposerait à aucune d’elles. Les artistes sont des êtres libres qui laissent leur liberté d’expression à ceux qui commentent leurs œuvres.

Celui qui allait au lit

diacono

Il allait au lit quand il s’est rappelé cet article qu’il voulait finir. Et de fil en aiguille, le lecteur d’Andrew Diacono en a commencé un autre, puis encore un. Si bien qu’il fera comme il le fait chaque fois. Il n’ira au lit que quand il aura parcouru le journal en entier et en râlant un peu, parce qu’il sera encore bien tard…

Un livre pour rêver…

portugal

L’ami Armando, avec les photos de son récent voyage dans son pays natal et les anecdotes qui y sont rattachées, dont il nous a fait part sur du bleu dans mes nuages, ont si bien piqué ma curiosité pour ce pays que je connais trop peu que j’ai emprunté un magnifique livre illustré sur le Portugal à la bibliothèque vendredi dernier.

Publié aux éditions EDL, dans la collection GEO Partance, le livre qui s’appelle tout simplement Portugal, avec de magnifiques photos de Patrick Frilet pour accompagner le texte de Jacqueline Wilmes, est un très beau livre. Par son emballage autant que par ce qu’on y apprend. Des détails historiques, culturels et géographiques permettent un survol agréable de ce pays du nord au sud.

On pourrait dire de ce livre qu’il fait rêver tant on a envie d’entrer dans chacune des photos, de Porto à la plage de Lagos, en passant par le quartier de l’Alfama à Lisbonne ou la bibliothèque de Coimbra. Un livre de toute beauté. Pour voyager en tournant les pages…

Lectures de salon… de coiffure

magazines

Il paraîtrait qu’on va chez le coiffeur ou la coiffeuse pour une coupe, une teinture ou une mise en plis. Que c’est le lieu. Si, si, on le dit. Et c’est sûrement le cas puisque je suis sortie de chez Mimi mes racines ravivées, ma frange coupée et avec un chignon. Donc, la preuve est faite.

Sauf que maintenant je sais aussi que Machintruc d’un reality show que je ne connais pas se serait séparé de Miss Bouclettes que je ne connais pas plus. Et même que c’est un Monsieur Muscle quelconque qui est la raison du drame. J’ai aussi appris comment coordonner un pantalon avec un top pour qu’il serve autant pour le travail que les cocktails. (C’est quand mon prochain cocktail, au fait?) Et puis, j’ai appris pour une seconde fois la mort de Rostropovitch et de Lucie Aubrac. Parfois, il vaut mieux lire des choses qu’on sait que des bêtises.

Et puis, j’ai vu des photos d’une Kate ou d’une Kathleen, mais je ne sais plus si c’est la fiancée d’un prince ou l’épouse du beau-père de celui-ci. Je me perds tout le temps avec les noms à particules.

Que des lectures édifiantes, je vous assure.

Je crois que j’ai bien fait de dormir sous le sèche-cheveux. J’en avais appris assez pour aujourd’hui.