
Le trajet a beau être court, je ne pourrais quitter la maison sans un livre ou deux sous le bras, en plus de celui qui est dans mon sac. Je sais que c’est complètement insensé et que je n’aurai pas le temps de lire plus de trois pages, mais ça me sécurise. Si jamais il arrivait quelque chose, une panne d’électricité au bureau ou un retard quelconque en cours de trajet, je ne serais pas démunie. Il y aurait avec moi un livre, ou deux, ou trois… Je partirai donc tout à l’heure, livre sous le bras, comme la lectrice de Jim Rowe, heureuse. Tout peut arriver : j’ai de quoi lire.
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