La lettre était là la veille, quand elle est rentrée, épuisée. Si bien que la lectrice de Trudy Bentley Rech l’a mise de côté pour son réveil, pour quand elle aurait les idées claires et non submergées par la fatigue du jour. Pour pouvoir profiter de chaque mot et non pas lire en diagonale parce que son esprit ne suit plus. C’est donc avec empressement qu’elle a sauté du lit, sachant la lettre posée sous la lampe, attendant son heure. Et sans même savoir ce qu’elle y trouvera, elle sourit déjà. Comme chaque fois qu’elle sort l’ouvre-lettres. Rien ne remplacera jamais ce moment fébrile qui précède la lecture.

Une réponse
« Je voudrais bien être la lettre que j’envoie ce matin à celle que j’aime ».
[Félix Leclerc]