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Tendres bétises à faire quand on est amoureux(se)

Amoureux? Amoureuse? Tellement que vous avez envie de faire de tendres bêtises? N’ouvrez pas le livre tête-bêche signé Davide Cali et illustré par Thierry Robin. Vous n’y trouverez que du vent. Voire un univers bebête et complètement hors XXIe siècle. À se demander à qui peut bien s’adresser ce livre. Sûrement pas à des jeunes d’aujourd’hui où les petites filles n’attendent pas à la fenêtre que l’élu de leur cœur les regarde d’en bas. Pas plus qu’elles n’attendent un tremblement de terre pour qu’il se passe enfin quelque chose. Les petites filles d’aujourd’hui sont plus audacieuses, moins princesses. Et tant mieux. Et paraît-il que les garçons aiment ça. Qu’ils sont ravis de ne plus avoir tout le boulot de la séduction sur le dos.

Qui donc, de nos jours, pourrait trouver un certain intérêt à Tendres bêtises à faire quand on est amoureux(se)? Je n’en ai aucune idée. Tout cela me laisse supposer que nous avons ici le résultat d’une bonne intention, mais qu’on a clairement mal ciblé la clientèle. À moins, et c’est aussi possible, que je n’aie rien compris. Vous me le direz.

Lanternes magiques 4

Et aujourd’hui se termine notre promenade au cœur du Jardin de Chine. Rendez-vous l’année prochaine pour une autre visite au pays des lanternes.

Et aussi les vôtres

Le train ne part que dans une heure? Ça devrait être suffisant pour écrire le texte qu’il a en tête depuis dimanche. En fait, depuis qu’il a vu cette scène qui n’attendent que ses mots pour prendre vie. Et aussi les vôtres.

*illustration de Thornton Utz

Tout à l’heure

Dehors, quelques nuages. À portée de main, un bol de café. Tout près, une dizaine de livres. Et ce besoin de prendre mon temps.

Tout à l’heure et ses courses viendront bien assez vite.

*toile signée Yelena Bryksenkova

Aubes 1

un autre poème en émersion
cette saison faisant naître
une autre lumière mal apprivoisée
au centre du corps
toujours ce refus de se perdre
de s’arracher au quotidien trop médité
une gestuelle intime
un pinceau entre les dents
oublions les roses de l’horizon
il y a dans cet espace bigarré
l’effusion de nos instincts endogènes
il y a dans cette musique en mutation
une si belle dérive

Fredric Gary Comeau, Aubes

*choix de la lectrice d’August Macke

Les vrais livres

Si vous aimez la fantaisie, les livres qui vous sortent de votre quotidien parfois un peu trop gris ou à tout le moins un peu terme, et si vous avez entre sept ans et demi et neuf ans et trois quarts, le roman de Daniel Laverdure, Les vrais livres, est pour vous. Dès les premières pages, alors que vous ferez la connaissance d’André, qui vient de s’installer au fin fond de la Mauricie où il est difficile de capter la moindre émission de télé, vous aurez envie de tourner une page. Puis une autre. Et une autre encore.

Vous vous trouverez pris au piège de cette aventure où les livres prêtés par l’excentrique du village qui en a des tonnes et des tonnes, à ne plus trouver une place pour s’asseoir quand on la visite, prennent vie. Les grenouilles surgissent de partout, l’eau envahit le sous-sol et ne cesse de monter, et deux dinosaures s’affrontent et laissent la maison à moitié démolie avant de retourner dans le livre dont ils se sont échappés pendant qu’André le lisait.

Mais ce n’est pas tout… Non, pas question que je vous dise comment se termine le roman Les vrais livres. Motus et bouche cousue. Je ne dirai rien même sous la torture. Et n’essayez même pas de me tenter avec du chocolat. Il y a un carré qui fond dans ma bouche en ce moment. J’ai pris mes précautions, sachant que vous pouvez parfois être bien curieux.

Donc, nenni, je ne vous dirai pas comment ça finit. Mais je vous dirai que la chute est bien pensée, qu’elle est dans la même veine que le roman, c’est-à-dire un brin surréaliste et tout à fait plausible selon le contexte. Vous ne vous ennuierez pas une minute. Daniel Laverdure mène les choses tambour battant. Et vous le suivrez sans hésitation. Même si vous avez un peu plus de neuf ans et trois quarts. Comme moi.

Lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres – Saison 2

Lanternes magiques 3

Encore quelques couleurs glanées lors de ce rendez-vous annuel proposé par le Jardin de Chine du Jardin botanique de Montréal.

Ce que mots vous inspirent 1052

Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées. (André Gide)

*toile de Madeleine Hand

L’amour passerelle 3

Quand tu t’endors entre mes bras
Serrée tout contre moi
Le temps s’arrête là
Tes baisers chantent
Au bout de mes doigts
Qui se perdent n tes cheveux…

Au lever du jour
Le ciel est à l’amour
La tendresse fait son lit
Dans nos yeux

Claude Artès, L’amour passerelle

*choix de la lectrice de Joshua Nathanson

Du fil à retordre

Il a suffi d’un fil tendu et bien solitude pour qu’elle puisse être heureuse à nouveau. Pour que la vie ait un sens. Même si elle a maintenant deux maisons parce que papa et maman ne vivent plus ensemble. Même s’il lui faut souvent faire l’équilibriste parce que ce n’est pas toujours simple.

Mais il y a une chose qui est certaine. Une chose qui est la plus importante de toutes. Une chose qui vaut la peine de bousculer ses habitudes et de jouer au funambule. Il y a au bout du fil tendu entre ses deux maisons une maman qui l’aime, d’un côté, et un papa qui l’aime, de l’autre.

Et c’est là le message que nous livre Séverine Vidal dans ce très bel album où la poésie est au rendez-vous grâce au texte, mais aussi aux illustrations de SeL qui sont à la fois pleines de fantaisie et collées à la réalité vécue par l’enfant de l’histoire.

Un livre à diffuser autour de soi et à offrir aux petits confrontés à cette situation pour dédramatiser une situation difficile tant pour les enfants que pour les parents. Pour rappeler aux uns et aux autres que l’amour existe encore même quand papa et maman vivent séparément.