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En vos mots 256

Elle s’apprête à sortir. Le temps de fixer son chapeau, d’enfiler ses gants et elle sera en route. Pour où? Nul ne connait la destination de la lectrice peinte par Samuel Baldwin. Sauf vous. Vous qui avez pris soin de noter le titre du livre qu’elle emporte avec elle. Vous qui allez nous raconter en vos mots son histoire. Tout de suite, demain, dans quelques jours. Tant que vous le faites avant dimanche 8 heures, heure de Montréal, moment où seront validés tous les commentaires.

D’ici là, bonne semaine à ceux qui s’assoiront dans le jardin de Lali.

Des citations qui ont du goût 4

Pour bien cuisiner, il, faut de bons ingrédients, un palais, du cœur et des amis. (Pierre Perret)
(dans Pensées à se mettre sous la dent)

*toile de Ronnie Collins

Des citations qui ont du goût 3

Celui qui distingue la vraie saveur de ce qu’il mange ne sera jamais un glouton; celui qui ne le fait pas ne peut pas être autre chose. (Henry David Thoreau)
(dans Pensées à se mettre sous la dent)

*toile d’Ignacio Diaz Olano

Des citations qui ont du goût 2

Cuisiner suppose une tête légère, un esprit généreux et un cœur large. (Paul Gauguin)
(dans Pensées à se mettre sous la dent)

*toile de l’École hollandaise datant du XIXe siècle

Des citations qui ont du goût 1

Parce que le livre Pensées à se mettre sous la dent regorge de citations sur l’alimentation, le rôle de la nourriture et le plaisir de manger, j’ai décidé d’inviter à ma table quelques lecteurs gourmands, en commençant par la lectrice peinte par Diana Dean, afin de leur offrir quelques citations ayant pour thème l’art de se nourrir. En commençant par ce proverbe anglais : Lorsque la marmite bout, l’amitié fleurit.

Les vers d’Isabelle 2

Nous veillerons
sans pensées, toutes images fuyantes,
nous serons cette nuit,
dessaisis du monde, étonnés
et dans une certitude tranquille tout à la fois,
nos corps bientôt comme lampes légères.

Isabelle Courteau, Ton silence

*choix de la lectrice de Bruno Dolinski

Un livre pour réveiller ses sens

C’est un livre fort agréable que propose la nutritionniste Lina Scapellini avec Pensées à se mettre sous la dent, un livre qui ne regroupe pas que des pensées glanées ici et là au fil des ans et de ses lectures, mais aussi ses propres réflexions sur le rôle de la nourriture dans nos vies, sur le sens à donner à l’acte de manger et sur tout le plaisir qui y est lié directement ou indirectement, si on considère un repas partagé plutôt que pris seul comme un plaisir indirect. Un livre qui redonne ses lettres de noblesse à la sensualité des aliments. Un livre qu’on peut ouvrir au hasard et qui nous invite à faire un tour du monde des sensations, à prendre le temps de savourer, à une époque où sont nombreux ceux à manger dans leur voiture entre deux rendez-vous ou devant l’écran de leur ordinateur.

Oui, un livre fort agréable dont j’ai tiré ceci à votre intention et parce que j’ai envie d’appliquer cette doctrine :
« Or il est important de réveiller ses sens pour trouver un sens à l’acte de manger devenu parfois un acte automatique dans ce monde où tout va très vite. »

Je regarde vers l’est

-Tu fais quoi?
-Je lis.
-Ah!

Je sais bien qu’elle avait envie de s’asseoir, de me parler d’elle, de son soupirant qui ne soupire pas trop en ce moment, de ses soupirs à elle. Je sais. Mais là, en cette minute, je n’ai pas envie d’écouter le babillage de Carina. Là, je me dissimule derrière mon livre. Ou plutôt j’ai fait de lui mon associé contre les intrus. Une sorte d’alibi.

Je fais semblant de lire. Pour l’heure. Ce n’est pas toujours comme ça. C’est plutôt rarement le cas. Mais aujourd’hui, maintenant, en cette minute précise, le livre ouvert sur les genoux, je regarde vers l’est. Et je ne lis pas.

Je regarde vers l’est. Et les images défilent, sans ordre. Certaines un peu floues. D’autres à demi effacées. Les plus nombreuses imprécises. En devenir. Je regarde vers l’est. Et je laisse des traces de mes pas dans ces villes qui m’attendent.

*toile de David Émile Joseph de Noter

Beau et blanc

Mais tout de même, le peintre chargé des retouches du décor montréalais pourrait bien ajouter un peu de vert, non?

Même Dickens…

Si, si! Même Charles Dickens (ici peint par Francis Alexander) se serait laissé tenter par la toile de la semaine.

Rumeur ou pas? Nous le saurons dans 24 heures.