Même si Lanourse est partie butiner loin de son blog pour deux mois, elle a pris soin de programmer quelques billets avant de partir et de m’envoyer quelques photos pour le pays de Lali, notamment celle-ci, qui devrait tous vous ravir!
Même si Lanourse est partie butiner loin de son blog pour deux mois, elle a pris soin de programmer quelques billets avant de partir et de m’envoyer quelques photos pour le pays de Lali, notamment celle-ci, qui devrait tous vous ravir!
Il n’est pas de meilleur jour que celui-ci pour offrir au lecteur de l’artiste Gabriel Deluc et à tous les Français l’hymne national de la France revisité par Graeme Allwright.
Et Armando l’a regardée en train de regarder la mer…
Choisis toujours le chemin qui semble le meilleur même s’il paraît plus difficile : l’habitude le rendra bientôt agréable. (Pythagore)
*toile de Jean-Louis-Ernest-Meissonier
C’est à Vaudreuil-Dorion, sur les rives du lac des Deux Montagnes, à une trentaine de kilomètres de Montréal que je vous invite le temps de quatre billets, à faire connaissance avec la Maison Trestler, à la fois musée et lieu culturel. Une maison splendide, avec une vue à couper le souffle, des fleurs à profusion et même une terrasse où prendre le thé. Un endroit que j’ai eu plaisir à revoir, surtout que la dernière fois que j’y suis allée, il y a de nombreuses années, c’était sous la neige.
Une fois de plus, une rencontre qui n’aurait probablement jamais eu lieu a pu se faire grâce à mon intervention, à savoir celle entre la lectrice de l’artiste du XVIIIe siècle Guillaume Voiriot et l’écriture de Marie-Célie Agnant et de son recueil Et puis parfois quelquefois… Et voici les vers qu’elle a retenus à notre intention :
Poème pour hier
et quand
dans la touffeur de la nuit
doucement
doucement
tes mains épelaient nos corps
tes mains
tièdes
comme les ailes d’un oiseau
ton corps
à l’affût de la brèche
ton corps ignorait le mensonge
Le village englouti de Rosa Lobato de Faria, publié en 1999, met en scène les personnages d’un village de l’Alentejo qui va être submergé au profit d’un barrage, histoire qui n’est pas sans rappeler celle de Luz, village englouti dont les habitants ont été déplacés dans un lieu voisin fait de nouvelles maisons modernes et sans âme.
Et c’est justement ce à quoi vont se trouver confrontés chacun des personnages de ce magnifique roman, la perte de leur identité, de leurs repères, de leur histoire, des légendes qui ont traversé les siècles et donné du caractère à ce village qu’ils ne se décident pas à quitter. Que ce soit Filomena, élevée en France, qui a décidé de vivre les derniers jours du village dans la maison de ses ancêtres. Que ce soit Sebastiana, 93 ans, qui connaît les histoires de tout le monde tout autant que les légendes qu’elle transmet à Filomena pour qu’elles se perpétuent quand elle ne sera plus là. Que ce soit Ivo, professeur à la retraite, qui embauche Filomena pour ordonner sa bibliothèque et dont il s’éprend. Ou les trois sœurs Branco, sorties tout droit de Tchekhov, unies par un secret et par un homme qui les a toutes possédées différemment. Ou encore Pedro, le fils d’une des Branco, qui est à lui seul un poème par ses rêves et sa soif d’apprendre.
Autour d’eux gravitent d’autres personnages qui attendent de nouvelles maisons et le dernier moment pour partir tandis que se jouent au quotidien des drames de grande ou de moindre importance au fil de l’eau, source de toutes les légendes, de vie comme de mort, et surtout de toutes les passions.
Un roman qui vous prend dès la première ligne et jusqu’au dénouement alors que des narrateurs viennent à tour de rôle raconter un peu d’eux et beaucoup de ce village qu’ils aiment et auquel ils tiennent. Le roman d’une femme qui savait raconter.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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