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Pour un enfant

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Rien n’est trop beau ni trop grand pour un enfant et tout est solennel. (Francis Bossus)

*toile de Marge LeBel

L’extrait de Peter Pan

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Chaque fois qu’un enfant dit: «Je ne crois pas aux fées», il y a quelque part une petite fée qui meurt. (Sir James Matthew Barrie)

*toile de Jeffrey T. Larson

Ce que dit Paul Auster des enfants

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Négliger les enfants, c’est nous détruire nous-mêmes. Nous n’existons dans le présent que dans la mesure où nous mettons notre foi dans le futur. (Paul Auster)

*toile de Rita Asfour

L’exclamation d’Alphonse Daudet

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O choses de mon enfance, quelle impression vous m’avez laissée! (Alphonse Daudet)

*toile de Gillian Furlong

Ce que donnerait Cioran

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Je donnerais tous les paysages du monde pour celui de mon enfance. (Emil Michel Cioran)

*toile de Lucille Leggio

Ils avaient promis de revenir

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Je lisais. Je lisais, tranquille, là-bas, loin, quand ils sont arrivés, comme dans la toile de Léon-Augustin L’Hermitte. Ils avaient bien dit qu’ils reviendraient à la fin de l’été, mais j’avoue que je n’ai cru qu’à moitié leur promesse. Ils avaient bien d’autres jeux que celui de vouloir consacrer des heures à chercher des toiles pour le pays de Lali. Enfin, c’est ce que je croyais…

Je lisais. Tranquille. Et j’ai laissé là mon livre. Les enfants avaient bel et bien décidé qu’il me fallait farfouiller dans mes dictionnaires de citations tandis qu’ils choisiraient de jeunes lectrices et lecteurs pour ce dimanche. Et comme vous savez, enfin je crois vous l’avoir dit, je ne sais pas refuser les demandes des enfants faites avec des sourires grands comme ça. Et je leur ai laissé les clés de ma galerie pour ce dimanche qui leur est dédié comme l’a été le premier de l’été.

La suggestion, jour 10

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La lectrice de Julie Unruh adore regarder. Elle n’est pas la seule. Notre ami Armando est en tous points pareil. D’ailleurs, il est sûrement en train d’exminer quelque chose ou quelqu’un…

Mais d’où lui vient cette passion qu’il a de regarder ici et là pour raconter ce qu’il voit, à sa manière? Est-elle récente ou en a-t-il toujours été ainsi? Et s’il nous en parlait?

Bon Blog Day 2008

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Je ne sais pas si la lectrice de Bukowski que j’ai croisée jeudi est une lectrice de blogs, mais à tout hasard, je lui suggérerai en ce Blog Day 2008 les cinq visites suivantes :

du bleu dans mes nuages, pour la poésie, les photos, les mercredis au Portugal, la semaine en chansons et toutes ces petites merveilles dont je ne me lasse pas;

Bloguer ou ne pas bloguer, pour toutes les découvertes qu’on y fait;

Lilas-Fleurs, pour les fleurs et pour la tendresse de celle qui les prend en photo;

Carnets de poésie de Guess Who, pour les poèmes, pour les photos;

maripositas, pour les photos et les commentaires qui les accompagnent.

Bon Blog Day à tous, blogueurs et lecteurs de blogs!

Le monde irrémédiablement désert de Saint-Denys Garneau

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La lectrice de Tadeusz Adjukewicz a trouvé sur la table l’anthologie intitulée La poésie québécoise qu’une lectrice a laissé là il y a déjà un mois. Et c’est sur ce poème d’Hector de Saint-Denys Garneau qu’elle s’est longuement attardée :

Monde irrémédiablement désert

Dans ma main
Le bout cassé de tous les chemins

Quand est-ce qu’on a laissé tomber les amarres
Comment est-ce qu’on a perdu tous les chemins

La distance infranchissable
Ponts rompus
Chemins perdus

Dans le bas du ciel, cent visages
Impossibles à voir

La lumière interrompue d’ici là
Un grand couteau d’ombre
Passe au milieu de mes regards

De ce lieu délié
Quel appel de bras tendus
Se perd dans l’air infranchissable

La mémoire qu’on interroge
A de lourd rideaux aux fenêtres
Pourquoi lui demander rien?
L’ombre des absents est sans voix
Et se confond maintenant avec les murs
De la chambre vide.

Où sont les ponts les chemins les portes
Les paroles ne portent pas
La voix ne porte pas

Vais-je m’élancer sur un fil incertain
Sur un fil imaginaire tendu dans l’ombre
Trouver peut-être les visages tournés
Et me heurter d’un grand coup sourd
Contre l’absence

Les ponts rompus
Chemins coupés
Le commencement de toutes présences
Le premier pas de toute compagnie
Gît cassé dans ma main
.

On lit souvent des livres qui parlent de soi

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Même sentiment d’inachèvement. Le livre, comme sa propre histoire. Ce quelque chose de commencé qui ne pourra jamais vivre pleinement, mais auquel on aspire, malgré tout. Ces pages qui glissent entre les doigts et où on voudrait lire autre chose que ce qui est écrit. Cette vie qu’on voudrait autre, mais dont on sait qu’elle ne changera pas. On lit souvent des livres qui parlent de soi.

*sur une toile de Lyle Rennick