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Promesse à une lectrice

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Je viens de faire une promesse à la lectrice de la sculpteure canadienne Patricia Lacey. Il y aura dans quelque temps, au plus tard en début d’année, une autre fin de semaine consacrée aux sculptures de lectrices et de lecteurs. Le temps de les sortir de ma galerie et de trouver les citations qui les accompagneront. Elle a souri. Et elle a dit : je vais lire, en attendant.

Les tentations sont partout

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Pas moyen de passer tout droit. Les tentations sont partout. Des fleurs sur mon chemin et des truffes au frigo. Quelle vie.

Surtout quand c’est une rose rose

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Une petite couche de rose ne fera pas de mal. Une petite couche de rose ne fait jamais que du bien. Surtout quand c’est une rose rose.

Tant de choses à regarder

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Bien sûr que je continue de m’arrêter partout. Il y a tant de choses à regarder… Et tellement de couleurs!

Ne cherchez pas pour rien!

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Non, non, nul besoin de prendre une journée de congé et de vous installer devant la piscine pour retrouver où peut bien être la toile du 17 août et ses commentaires validés hier : elle est ici. Ni pour chercher dans toutes les pages la toile de la semaine qui devrait vous inspirer non plus, elle est . Mais si vous êtes en vacances, comme la lectrice de Nicole White Kennedy, faites à votre aise et prenez votre temps…

À même le sol

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Moi, pendant ce temps, je me penchais. Il y a aussi de la beauté qui s’étale à même le sol…

Cou tendu vers le ciel

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Je ferais pareil. Avec un ciel de ce bleu, on a envie de tendre le cou pour ne pas rater une miette! Ce qu’a sûrement dû faire Denise pour réussir un tel cliché.

il n’existe de chemin

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bien avant le jour
bien avant l’amour
je te savais

dans le chant des oiseaux
dans l’envol de quelques mots
je te sentais

dans l’odeur du café
dans des pétales déployés
je t’imaginais

dans le soleil grandissant
dans une chanson d’antan
tu t’inscrivais

tu as tendu la main
j’ai ouvert les yeux
il n’existe de chemin
que par nous deux

(août 2008)

*toile de Jeannie Dunnigan

La suggestion, jour 4

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Tu as pensé à photographier le sable? a demandé la lectrice de Mary Robertson à Armando qui passait dans le coin. Dis, tu as pensé à photographier le sable? ai-je répété. Curieux, il n’a pas répondu.

Les mots de Francis D. 12

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La lectrice de Jules Pascin n’a pas su résister aux mots de Francis Dannemark. Elle a même passé des heures à lire le recueil La longue course. Sans se lasser. Émue. Particulièrement par ce texte.

La poésie est ailleurs

La poésie est ailleurs, je l’ai perdue, parfois il me revient que je voyais, au bout du jardin quand la nuit va s’y poser comme un engin, des choses que je ne distingue plus. Myopie, ou alors c’est moi qui suis ailleurs, j’ai plusieurs montres, je sors de mes rêves au matin comme d’un opéra en flammes et je marche sans cœur dans les rues décorées d’un bout à l’autre de l’année pour des fêtes futiles. J’y tiens mon rôle.
Aux fenêtres, la pluie balance des messages vite perdus. Il est interdit d’entendre les voix qui parlent de vertige, de départ, d’amour malgré tout. Il est interdit de caresser la mort. Marcher dans les jardins mouillés, oui. Vingt pas et demi-tour.
Je connais l’effet noir du café et je compose à l’aube un poème lyophilisé. Jeunes, nous l’avons été. Dans une vie lointaine, qui a peut-être été la nôtre. Depuis lors, le ciel a changé de place et de couleur, nous portons des lunettes sombres et la terre, de loin, on dirait la lune.