Commentaires récents
Admin:
Archives:
Par déduction

182

181

Je rêve du matin où je me lèverai et que je trouverai un décor ressemblant à celui qu’a photographié Géraldine. Mais ce n’est pas encore pour aujourd’hui. Or, il paraîtrait que les choses longtemps attendues sont meilleures, ce qui signifie, si je sais déduire avec justesse, que quand il sera là, le printemps sera magnifique.

Extraits quotidiens 8

mathis 6

Cette fois, c’est la lectrice de Miles Mathis qui attendait impatiemment le moment. La semaine se terminait, elle allait lui lire un texte qu’elle aimait particulièrement. Et elle a ouvert pour la huitième fois le numéro de la revue Estuaire.

Tu es ce doigt
ralenti
qui effleure ma peau
ce doigt de soie, ce doigt
de neige
ce doigt qui erre, vagabonde
plonge jusqu’à la dentelle
de seins
puis remonte
doucement vers la gorge
là, juste là
dans la cage des mots
doigt presque pudique
d’homme
qui pour un moment encore
hésitera à forcer
le désir
Tu attends
du fond de ton silence
comme si tu me prenais
pour la première fois

(Louise Dupré)

Il y a 40 ans

« L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine; seul l’amour le peut. »
[Martin Luther King] – Extrait du Wall Street Journal – 13 novembre 1962

rose menthe

L’obscurité s’est faite sur lui et sur la terre entière il y a 40 ans. Depuis, un par un, nous tentons de faire jaillir la lumière à nouveau.

Sylva d’un autre monde

sylva

C’est par hasard que j’ai découvert Sylva Balassanian, en partant d’un point A et en me promenant en diagonale sans savoir que ce sentier de traverse m’amènerait jusqu’à cette pianiste/chanteuse exceptionnelle.

De souche arménienne, née au Liban, formée à Paris, et vivant à Montréal, elle porte en elle des racines qu’elle transmet avec passion sur son album Souffles d’Orient qui date de 2002. J’ai presque envie de dire qu’il s’agit là d’un bijou. Que la voix magnifique qui le porte en est l’écrin. Et que vous aurez par moments la chair de poule tant il y a de pureté et d’émotion qui se dégage de chacune des chansons.

« Gnossienne » et « Leleyaman » revêtent des couleurs orientales qui mettent en évidence ses origines avec grâce et finesse. Son « Dis quand reviendras-tu? » emprunté à Barbara est majestueux et digne des plus grandes.

Mais c’est la version vocale de « Y a Laure » que j’ai envie de partager avec vous, bien que l’artiste nous offre aussi une version instrumentale des plus réussies. Pour le bonheur d’entrer dans un autre monde. Les yeux fermés, c’est encore mieux.

Anecdotes de libraire 3

beschi 2

La vie de libraire est parfois fascinante. Et l’imagination des clients d’une fertilité à rendre jaloux tous ceux qui fabriquent des engrais. De un, quiconque entre dans une librairie s’imagine que les libraire ont le temps de lire TOUS les livres. De deux, qu’ils ont aussi le temps de lire tous les quotidiens, tous les hebdomadaires, tous les magazines spécialisés, bref la moindre ligne sur le moindre livre. De trois, ils croient aussi que nous passons le reste du temps à écouter la télé au cas où on auteur tenterait de faire bonne figure dans une quelconque émission à cinq sous.

Du coup, à cause de ces idées galvaudées, les libraires ont droit à de savantes questions télévisuelles ou feuilles-de-chouistes. « Vous avez des livres de celle qui mange des fruits quand ils sont pourris? » Amélie Nothomb a fait en sorte qu’on oublie son nom mais pas l’anecdote.

Ou encore « Vous avez des livres de l’écrivaine qui est morte hier? » Ce coup-là, facile, c’était Beauvoir. « J’ai vu une fille à la télé hier. Son père est connu. Mais moi je le connais pas. Ça vous dit quelque chose? » Ouf!! BHL n’aurait pas été content.

Je ne lisais pas tous les livres, ni tous les périodiques, ni n’écoutais toutes les émissions de télé. Et j’ai pourtant été libraire pendant 25 ans. Comme quoi… Mais avouons-le, j’ai toujours eu un faible pour les devinettes.

*toile de David Beschi

Jet d’eau sur fond de ciel bleu

2903f

Il y a des jours òù on entrerait dans une photo. Surtout quand on sait que Denise n’est pas loin et qu’elle va nous faire une petite jasette tandis que le jet d’eau de Genève se déploiera dans un ciel bleu de printemps. J’en rêve…

Décor de charme

145

Même si nous sommes beaucoup à attendre ce printemps qui met du temps à s’installer, il y a tout de même des décors d’hiver qui ont beaucoup, beaucoup de charme. Comme ce petit morceau d’Auvergne qui attendait la visite de Géraldine.

Extraits quotidiens 7

laura p

Le dernier jour de la semaine, il attendait l’heure avec impatience. Il en aurait presque changé l’heure du rituel tant il lui tardait de savoir ce qu’elle avait choisi pour lui. Mais la lectrice de Laura Parker a attendu le moment. Et elle a repris son numéro de la revue Estuaire. Pour le septième soir.

Après une nuit à broyer du noir
poursuivie par des rêves musclés
on s’impose des tours de manège
pour obéir au plaisir
d’entamer une chanson
avec des mots d’amour.
Mais avant de se couler dans la foule
on prend le temps de se reconnaître
comme on redécouvre dans ses poches
un mot longuement caressé.

(Denise Joyal)

Le livre qu’on n’a plus envie de quitter

mustacchi

Parfois, comme une envie d’aller de livre à livre, d’attacher des bouts de l’un à des morceaux d’un autre. Pour que les mots se questionnent ou se répondent. Pour preuve(s) que les interrogations sont toujours les mêmes. Et s’asseoir là, livres ouverts, au milieu d’eux. Trouver là de quoi se rassembler soi-même, en quelques phrases.

Entrer dans l’un, finalement. Ne plus avoir envie de le quitter. En tourner les pages, comme le fait la lectrice de Raymond Mustacchi. Sans précipitation. Avec lenteur et délice. Parce que lui. Et qu’on l’attendait sûrement comme lui nous attendait.

Le détail

rw2

Trois minutes de plus d’ensoleillement par jour. Et ce petit détail a rendu la vie de la lectrice de Roland Wakelin plus belle. Parce que le livre sur lequel le soleil a posé ses premiers rayons du matin est aussi celui où il pose ses derniers.