
Enlevez à un papillon ses ailes et il redeviendra chenille. C’est ce qui arrive à ceux et celles qui vivent des mésaventures avec leur blog. Je pense à deux amies qui ont vu leur « bébé » disparaître du jour au lendemain après deux années de travail. Sans aucune explication ou sinon, à tout le moins vaseuse. Je pense à cette fois où le pays de Lali a été piraté, probablement par défi ou par pari et qui, par chance, a pu retrouver ses ailes. Je pense à ces semaines, comme celle qui se termine, où les spams se multiplient plus vite que les lapins et qui pourraient faire qu’on ne puisse déceler au milieu de la masse de parasites, un joli et gentil commentaire, dans l’urgence de détruire la vermine et d’ajouter de nouveaux mots dans ceux bannis et proscrits.
Et je pense encore plus à celui qui ne peut accéder à son blog. Qui attend des heures et des heures. Sans savoir. Qui espère et puis rien. Qui désespère et qui se ronge les sangs. Il y a des attentes insupportables. Et qui minent d’une telle façon qu’on sent ses ailes fondre comme celles d’Icare. Comme si cette possibilité de pouvoir s’exprimer avait tout du voyage vers le soleil.
Je pense à celui, à ceux, en standby. Inquiets. Désoeuvrés. En manque. Qui voudraient bien un signe, une raison, un délai. Pas juste une histoire de réseaux que seuls certains initiés sont à même de comprendre.
Je pense à quelqu’un qui se reconnaîtra. Que certains connaissent. Je sais que là-bas, devant ce message qui dit que SA page ne peut être affichée, il tourne en rond comme un lion en cage. Vivement qu’on lui redonne ses ailes.
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