La lectrice de Sylvia Levine n’a pas été en mesure de détacher ses yeux de l’extrait d’Épeler le jour. La question était là au cœur du poème comme la plus vibrante de toutes les questions. Et elle la lisait et la relisait à haute voix. Si bien que ce soir, je n’ai pu lui retirer le livre des mains. Mais j’ai entendu sa voix qui disait :
Peut-être que l’amour n’est-il que cette infime différence
entre des fuseaux horaires ou bien l’accord
orthographique
qui n’existe qu’au fond de la peau. Mais là où je ne
suis pas,
ce qui me fonde, c’est la certitude que tu existes.










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