Quelques pensées de la part de Géraldine pour dire qu’elle pense aux lecteurs et lectrices du pays de Lali…
Quelques pensées de la part de Géraldine pour dire qu’elle pense aux lecteurs et lectrices du pays de Lali…
À la demande de Reine, et avec la complicité de Denise, quelques jonquilles pour un peu de jaune et beaucoup d’espoir en ce dernier jour des Jours de la jonquille.
Une fois de plus, il a été incapable de déposer son livre. Comme si le fait de savoir que le lendemain il pourra dormir avait effacé toute trace de fatigue. Et le lecteur de Georg Friedrich Kersting est entré dans une nuit qui durera jusqu’aux lueurs du jour. On n’abandonne pas Voltaire ou Rousseau facilement.
Neuvième jour. La lectrice d’Yvo Jacquier a le cœur qui bat trop vite. Elle sait que c’est le dernier soir, même s’il reste des textes dans le numéro d’Estuaire dont elle s’applique à lire des extraits. Elle sait qu’il y en avait neuf qu’elle voulait lui faire partager. Neuf. Mais lui ne sait rien de ça. Et il attend qu’elle lise. Encore une fois.
La solitude n’est pas l’isolement
Géographie intérieure
Les îles m’apprivoisent
À l’aube déchirée
Ou sous les soleils rouges
De l’été
Fenêtres ouvertes
Sur les odeurs de poissons
Et de sel de mer goûtée
La solitude n’est pas la peur
Dans l’après-midi igné
Je rejoins
L’esprit de l’animal repu
Les îles comme une fièvre
Assise à ma table, je pense à toutes ces heures que je passe à écrire. Peut-être vaines. Mais dont je ne sais plus me passer. Mais dont je ne veux plus me passer. Ces heures qui sont miennes. Précieuses. Ces heures en compagnie des mots. Dont certains, parfois, atteignent quelqu’un. Qui, la plupart du temps, restent lettre morte. Et tout cela est si peu important.
On écrit d’abord pour soi. Et si jamais quelqu’un nous lit, c’est un cadeau du ciel. Et si personne ne nous lit, rien ne nous empêchera d’écrire. Rien ne retiendra le geste. Ni le désir de ce geste.
Et si plus personne ne me lit, je continuerai quand même de m’asseoir là, à ma table, comme l’écrivaine de Theodore Earl Butler. Avec mes mots, mes toiles et mes rêves.
Maintenant que j’ai mangé ses oreilles, mon lapin Lindt n’a plus du tout la même allure. À un point tel que je me demande si je ne vais pas aller chercher des oreilles de lapin de remplacement. Si, si, ça existe. Et là où on ne penserait jamais trouver une telle chose. Juste à côté du comptoir-caisse de chez Archambault, le grand magasin de musique. Ce qui m’a laissée perplexe. Jusqu’à ce que je fasse le lien. Sans oreilles, les lapins n’entendent plus la musique.
Les seules montgolfières que j’aie pu voir un jour et ce n’était pas de proche, mais de l’autoroute, ont été celles de l’International des montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu qui se tient tous les mois d’août. Jamais, avant les photos de Denise prises ce matin à Genève, aurais-je pu imaginer que ces engins pouvaient survoler une ville pour le plaisir de cuex qui les regardent…
Un jour, je regarderai les passants de là-haut…
Combien de fois tombons-nous sous le charme des titres de livres? Et parfois sans rien connaître de l’auteur ou du livre? Parce que le titre est beau. Parce qu’il évoque un souvenir. Parce qu’il exprime le sentiment du moment. Pour aussi tellement de raisons qu’on ne peut nommer et encore moins expliquer. Parce que. Et ce parce que devrait tout dire. Tout exprimer. Tout révéler.
Vous est-il arrivé d’entrer dans des lieux couverts de livres, comme celui de la toile de Jean Arcelin, sans savoir ce que vous cherchiez, sans même chercher, sans objectif, sans idée précise ou préconçue, avec juste cette envie de vous laisser tenter?
Avez-vous un jour succombé pour un titre sans rien savoir du livre? Y a-t-il des titres de livres que vous trouvez inspirants, empreints de poésie ou évocateurs?
Il m’arrive de rêver de départs, de lieux à voir, à revoir. De me perdre dans la bulle de mes souvenirs lorsque les yeux fermés, je retourne en arrière. À un jour de juillet 1981 dans ce lieu qu’on n’appelait pas encore le Parc des trois pays, mais où les drapeaux étaient déjà plantés, signes d’union, de réunion. Symboles de paix, d’amitié.
Il m’arrive de rêver de départs. De rêver de promenade là. Précisément là, dans cet endroit que d’aucuns ont décidé de préserver. Pour la beauté de l’endroit. Pour la sérénité qui s’en dégage. Avec en tête cette idée que quand les hommes se donnent la main, ils peuvent changer les choses.
On a déjà installé des chaises à Genève. Denise a bien surveillé la chose. En fait, il ne manque que nous tous pour une photo parfaite. Qui m’accompagne?
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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