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Le livre du temps

hawkes

Elle tient serrée contre un livre des heures. Mais ne serait-ce pas le livre du temps que la lectrice de Pam Hawkes tient ainsi?

D’abord un point sorti de rien
Un vide infiniment clos
Un premier signe,
Puis une ligne
De terre mélangée à l’eau

L’histoire commence
Sort du silence
Le rêve a inventé les mots
Mots de lumière
Mots de matières
Des mots en forme d’animaux

Tout contient, entre les mains
Le commencement et la fin
Le passé, le futur
Dépendent du sens de la lecture

C’est écrit dans le livre
Le livre du temps,
On ne pourra jamais tout lire
Et pourtant
Nous sommes des acteurs
De ce grand roman
Dont on ne connaît pas l’auteur
Le livre du temps

A chaque page
Des personnages
Ecrits d’amour et de sang
Passent et s’effacent
Et se remplacent
Du premier rôle aux figurants

Personne ne peut changer sa phrase
Sauter une ligne, un paragraphe
Le passé, le futur
On garde les fautes et les ratures

C’est écrit dans le livre
Le livre du temps
On ne pourra jamais tout lire
Et pourtant
Nous sommes les acteurs
De ce grand roman
Dont on ne connaît pas l’auteur
Le livre du temps

(paroles de Richard Seff interprétées par Michel Sardou)

Je vais finir par y croire!

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Il a fait si beau aujourd’hui et la neige accumulée a tellement fondu que je vais finir par y croire : nous allons tout doucement vers le printemps et vers l’été. Si bien que j’ai eu envie d’asseoir les lectrices de Mindy Goldman dans mon salon et de sortir une jupe à fleurs pour leur tenir compagnie.

Anecdotes de libraire 4

quarterman

Bien sûr, il y a les titres déformés. Les noms des auteurs tout autant massacrés. C’est le quotidien du libraire.

Mais il y a aussi et c’est peut-être là le plus important : le lien qui se crée entre le libraire et le client. Celui qui fait que le client ne dit plus « Je vais à la librairie » mais « Je vais voir mon libraire », comme on va chez un ami. Et c’est là le cadeau de cette profession. Les échanges, la confiance, et parfois même, l’amitié.

Une forme de complicité qui se vit sur place, mais aussi en dehors des murs. Celle qui commence par un conseil. Celle qui se continue parce que le conseil a été judicieux ou opportun. Celle qui donne au client l’envie de ne plus aller ailleurs que là, dans cette librairie peinte par Chase Quarterman.

Cette complicité qui devient peu à peu de l’amitié. Rare mais précieuse. Et si tandis que je pense à tout ce qui s’est noué tandis que j’étais encore libraire, je pense à une personne en particulier, il ne peut en être autrement. De chaque vie, on retient un épisode ou une personne.

Lieu de tournage

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Je ne suis pas de celles qui sont sûres de tout. Ce serait plutôt le contraire. Mais une chose, pourtant, ne fait aucun doute. Le jour où je retournerai à Bruxelles, j’irai voir de près cette librairie où on a tourné ce bijou qu’est Odette Toulemonde, joliment photographiée par Armando. De ça, oui, je suis absolument certaine.

Beaucoup de bleu, un peu de rose, un peu de blanc

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Beaucoup de bleu, un peu de rose, un peu de blanc. Savamment dosés par Denise qui voulait pour nous un lundi parfait. Mission accomplie.

Extraits quotidiens 10

daum

Comment avait-il su? Comment avait-il pu deviner ou sentir qu’elle avait lu ce qu’elle tenait à lui lire? Comment avait-il fait pour savoir que ce matin, précisément, elle allait se lever inquiète? Qu’allait faire la lectrice de Michael Daum juste avant minuit? Avouer que le rituel auquel elle était attachée était terminé?

Elle n’aurait pas à le dire. Sur le lit avaient été déposés une dizaine de livres et un mot : Pour que tous les soirs tu me fasses la lecture. Tous les soirs de ma vie.

Le charme des saisons

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Les saisons auraient-elles moins de charme si elles duraient longtemps? En perdent-elles quand elles en viennent à s’éterniser comme cet hiver qui n’en finit pas, même si tout doucement les bancs de neige s’amenuisent un peu?

Serais-je heureuse d’être à l’année une des lectrices peintes par Nancy Boren? Me manquerait-il quelque chose?

C’est une question à laquelle je ne peux répondre. Mais il m’arrive de rêver à un pays sans neige et à mes orteils nus au moins huit sur douze.

La phrase modifiée

potrue

« Une peinture n’existe que s’il y a des yeux pour l’embrasser » a écrit Normand Reid. À première vue, j’avais trouvé que cette phrase faisait sens. Et je me suis mis à la défaire, à en bouger les mots, tandis que je regardais la liseuse peinte par Wayne Potrue. À changer un verbe. Puis, j’ai retiré un S à embrasser. Pour les nuances. Pour donner ma touche à la phrase de départ.

Une peinture existe. En tout temps. Même sans regard sur elle. En attente. Achevée, mais incomplète.

Une peinture vit dès qu’il y a un regard sur elle pour l’embraser.

Merci pour nos dimanches

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Comme j’aime ces dimanches où la toile de la semaine accrochée, je relis avec délice ce que la toile précédente a inspiré d’histoires. Je ne pourrai jamais vous remercier assez de partager avec nous ces instants, ces anecdotes, ces vers qui sont le bonheur de nos dimanches. Sans vous, je le dis et le redis, En vos mots n’existerait pas. Et je ne regarderais avec le bonheur de la lectrice de Chen Bolan.

Merci d’être là.

En vos mots 52

curanaj

La lectrice de Tony Curanaj semble bien rêveuse. Qu’a-t-on pu lui écrire qui la laisse aussi songeuse? Une déclaration d’amour? À vous de décider, puisque la toile est à vous pour une semaine, comme chaque dimanche. Pour que vous nous la racontiez en vos mots.

Mais peut-être qu’au lieu de décrire la scène aurez-vous la tentation de vous glisser dans la peau du correspondant ou de la correspondante de notre lectrice en écrivant pour nous la lettre qu’elle tient à la main? Pourquoi pas?

Nous aurons la surpise dimanche prochain à l’heure où seront validés les commentaires. Comme le veut ce rituel dominical auquel certains ont pris goût tandis que d’autres s’y plient de temps en temps. Pour que l’art ne soit pas figé, mais vivant. Et source d’inspiration.