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Un avant-goût du printemps pour une bonne cause

jonquille

La jonquille n’est pas que cette fleur jaune qui s’ouvre dès les premiers beaux jours et magnifiquement photographiée par Denise. Elle est aussi le symbole international de la lutte au cancer. Un symbole qui sera partout ces prochains jours puisque débutent aujourd’hui les Jours de la jonquille de la Société canadienne du cancer.

Nous sommes tous touchés de près ou de loin par cette maladie. Ne passez pas tout droit quand vous croiserez les bénévoles qui les vendent dans les épiceries, les banques, les centres commerciaux ou les pharmacies. Chacune des fleurs vendues aide à la recherche et à offrir du soutien et de l’information à ceux qui en ont ont besoin.

Et un bouquet de jonquilles ne donne-t-il pas un avant-goût du printemps?

Vivement demain!

myatt

Comme il doit être bon d’avoir le temps devant nous, de pouvoir s’asseoir tranquillement à la fenêtre comme le fait la lectrice de John Myatt sans penser à autre chose qu’aux personnages du livre dont on tourne les pages… Surtout quand on a, comme moi, une jolie pile de livres tentants en réserve. Vivement demain que je puisse faire de même.

Prête à entrer dans la toile

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Combien de fois se réveille-t-elle avec ce rêve que le printemps est déjà là, qu’il est arrivé pendant son sommeil pour ne plus partir? Combien de fois va-t-elle à la fenêtre pour s’assurer que ce n’était que rêve et que la nature n’a pas rêvé la même chose qu’elle? Pourtant, elle est prête à entrer dans la toile de Valentin Serov. Et moi aussi.

Extraits quotidiens 6

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Le sixième jour, elle a dit qu’elle lirait très lentement, que le texte était très beau et très court. Et la lectrice de Malcolm Ludvigsen a à nouveau ouvert le numéro de la revue Estuaire portant sur l’érotisme interdit, tandis que son regard à lui se posait sur son dos.

un drap verse dans le vent
la chaleur de son corps abondant

je niche dans l’oreiller du ventre
près de la tendresse des cuisses
complainte des jouvences heureuses
aux arômes pleins de chair chaude

(Bruno Roy)

La glace saurait-elle danser?

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La glace saurait-elle danser comme le font les ballerines? Ne voyez-vous pas les jetés et les pointes? Ou est-ce moi qui rêve une fois de plus en regardant une des récentes photos de Géraldine?

Ce que mots vous inspirent 23

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Tous les livres forment un grand texte inachevable formé dans le matériau de toutes les paroles possibles; ils vivent une totalité dont chaque œuvre particulière représente un infime fragment. (Marc Gendron)

Nous voici mercredi. Le jour où je vous offre une phrase. Pour ce que mots vous inspirent. Une phrase qui s’ajoute aux toiles de Daniel K. Tennant, qui peuvent aussi servir à votre imagination.

Vous parlera-t-elle? C’est ce que nous saurons dans une semaine…

Bon mercredi à tous!

Quand clients et serveuses se cotisent

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Il bougonne, il ronchonne, il critique, il se lamente. Il ne sait faire que ça. Et bien entendu, il faut qu’il fasse cela dans des lieux où il a du public. Au restaurant du coin, par exemple. Mais aujourd’hui, je crois qu’il va attraper son air. Les clients et les serveuses ont amassé de quoi offrir au lecteur d’Howard Wolf un masque avec un magnifique sourire. Ça devrait lui en boucher un coin. Les lèvres, du moins.

Le livre rébarbatif

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Certains soirs, un livre nous semble rébarbartif. Par le thème, par la construction des phrases, à cause de la typographie choisie. Et on a beau tenter de continuer notre lecture, rien n’y fait. Le sens des mots n’a pas cette clarté habituelle. Et on s’entête. Souvent de longues heures. Jusqu’à ce que la fatigue ait raison des mots qui deviennent de plus en plus flous. Mais on dort mal. Et dès les imperceptibles lueurs du jour pour qui n’a pas l’habitude de voir le soleil se lever, on est là, telle la lectrice d’Erich Seidel, devant le livre de la veille. À espérer que le livre ne soit plus rebelle mais ami.

Extraits quotidiens 5

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Il s’est assis dans le fauteuil bien avant l’heure. Ce petit rituel de lecture qui s’est installé depuis qu’elle a commencé il y a quatre jours semble lui plaire autant que sa nuque. Si bien que la lectrice de Josip Crnobori a repris le numéro d’Estuaire, impatiente de lui livrer un autre texte qu’elle aime.

Juillet 2001

Les rues ne me quittaient pas, cinq jours et cinq nuits d’une attente errante et crue. Puis ton sourire est réapparu à la terrasse du Verschueren. Soudainement aujourd’hui est là depuis toujours.

Toi, chez toi, debout à la fenêtre, la beauté du vertige est un léger froissement. Je t’ai soulevée, ton corps plus léger que ta robe.

Un corps ne vit que s’il glisse entre les doigts, plus il nous appartient, plus il doit s’apprivoiser. Et les doigts reviennent, ils exorcisent les cavernes du cœur.

Sables et neiges sont ton nom. Entre deux vagues, je te retrouve entière. Et déjà ailleurs. La sueur est une couleur de la terre.

Tant de cris blottis dans les replis, ils boivent aux moindres fossés. Mes mains naissent et tes seins les apaisent. Serait-ce un corps d’oiseau?

Nous ratissons les herbes hautes, entre pierres et coquillages, fourrures et écailles, nous trouvons l’âge des premiers jeux.

Une odeur éclipse tous les chemins. Elle avale les distances, cette vitesse du souffle réduit la lumière en poussières. Bleues. Nos icônes suintent de bonheur.

L’immobilité est sans lendemain. Des déserts remuent sur la peau, j’entends tous les petits pas du sommeil. Nos corps se plaisent loin de nos mots.

L’aube nous abrite mais de quoi? Le ciel a une saveur au-dessus des toits de Bruxelles. Notre nudité ne tient qu’à un fil. Nous recommencerons.

(Joël Pourbaix)

Anecdotes de libraire 2

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Du jour où vous devenez libraire, vous admettez que le 1er avril est une date qui revient ponctuellement. Si, si. Parce que les questions les plus étranges font légion. C’est comme ça. Et je n’exagère pas. Ou alors tous les rigolos des environs s’étaient rendez-vous pour me triturer les méninges. En faisant bien attention à noyer le poisson.

« Vous ne pouvez pas me photocopier cette recette de filet de sole? C’est la seule qui m’intéresse dans ce livre. » Et bien sûr, tout ça est prononcé par quelqu’un qui fait des yeux de merlan frit… « Je ne veux pas acheter de livre. Je veux seulement en trouver qui me dise qui a composé La truite. » Et il me la fredonne!! « Vous n’auriez pas dans votre section humour des histoires de pêche? C’est pour offir à mon beau-père, parce qu’il raconte toujours les mêmes. » Et l’humoriste de service qui s’empresse de m’en raconter trois, quatre, pour que je trouve un livre où elles ne sont pas…

« Vous n’avez pas un livre sur Marseille? » Bon, enfin une question banale et simple. « C’est que je veux savoir la véritable histoire de la sardine qui a bouché le port… »

Décidément! Il y a des journées où tout commence et tout finit en queue de poisson. Et où on a envie de ranger les rayons sans rien demander à quiconque. La lectrice de L. C. Neill trouvera bien toute seule un livre sur les aquariums : elle a l’air de nager comme un poisson dans l’eau.

Et dire que ce jour-là, je m’étais fait un sandwich au thon en guise de lunch…