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Confiance mutuelle

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Elle a libéré l’oiseau de sa cage et je crois bien que la demoiselle peinte par Henriette Browne en a oublié ses devoirs. L’oiseau aurait pu voler, chercher une fenêtre ouverte. Il n’a rien fait de cela. Il s’est juste posé près de celle qui l’a laissé libre.

Et dans dix ans, dans vingt ans, peut-être tombera-t-elle sur cette phrase de Mgr Bourgaud : « Les vrais amis sont ceux qui mêlent leur confiance réciproque, leurs pensées et leurs rêves, leurs vertus comme leurs bonheurs et leurs souffrances, libres de se séparer toujours et ne se séparant jamais. » Et peut-être pensera-t-elle à ce dimanche de confiance mutuelle.

L’émotion d’alors

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Il m’arrive de me promener dans les rayons de mes étagères, comme semble le faire la lectrice de Brent Jeffrey Thomas, et de retrouver un livre cher, dont j’avais un peu oublié l’existence. C’est le cas d’une édition bilingue (roumain/anglais) des Poezii de Mihai Eminescu, livre que m’avait offert mon amie Catalina, de Brasov, pour mes 20 ans. Dont je tire ces quelques vers :

My darling, let my ear be blessed
against your heart, to hear the beat
of it with love, and see your eyes
shine with that unspeakably intense and sweet

light of love, illuminating
the dark way and dim glades
of my thoughts, and cool and quiet
bringing peace to the shades

of passion, and you again
will be there above me
to stop and hold my pain,
you, my first love, my last dream.

Et je me rappelle l’émotion d’alors. Et je me dis que j’aurai toujours 20 ans… Et je découvre ici d’autres poèmes de Mihai Eminescu, en français, et je me dis que j’ai bien fait de me laisser tenter par ce livre, tout spécialement.

Froid de canard

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Il fait un froid de canard (moins 19 pour tout vous dire) et pourtant pas de trace de canard sur les eaux gelées des lacs… Ils sont à Genève où Denise les a vus et au Luxembourg où Béatrix les a vus elle aussi… Les veinardes…

Jour de parfait bonheur

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Il y a des jours de parfait bonheur. Parce que mon amie Caroline m’a envoyé de jolies toiles pour le pays de Lali. Parce que Denise et Géraldine ont fabriqué de magniques diaporamas, la première sur le givre, la seconde sur la beauté de l’hiver, et qu’elles me les ont envoyés pour que je me délecte. Parce qu’Armando m’a envoyé de la musique. Tout comme Denis. Parce que le ciel est toujours aussi bleu et qu’il y a des croissants. Parce que j’ai un fauteuil confortable comme celui de la lectrice de Bruce McColl. Oui, je l’affirme, le parfait bonheur existe.

Les petits livres carrés de mon adolescence

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Y a-t-il encore parmi les lectrices du pays de Lali, certaines qui se souviennent des minuscules romans carrés que nous lisions à l’âge de la lectrice de Kathleen McKenna, dans la collection Mademoiselle Âge Tendre? Ils étaient tout droit issus de la revue du même nom, petite sœur de Salut les copains. Oui, je sais, ça fait un bail tout ça… Trente ans?

Je les avais tous. Comme j’avais aussi une montagne de ces deux revues. Et puis, à vingt ans, grand ménage. Je n’étais plus une adolescente. Je faisais des études littéraires. Pas question que mes amis d’université connaissent mon époque fleur bleue. Et pourtant… Je pouvais passer à quatorze ans de ces romans miniatures (dont certains écrits par Didier Decoin, pas encore lauréat du Goncourt) à Émile Nelligan ou Victor Hugo. Sans problème. Sans cas de conscience, non plus.

On ne peut pas tout conserver, c’est vrai. Et probablement que je n’aurais plus jamais touché aucun de ces romans… Je regrette tout de même de ne pas en avoir gardé un. Juste un, en souvenir de moi…

Parce que tout ça

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Coup de cœur pour les personnages de l’artiste australienne Kate Smith. Parce qu’elles sont entourées de livres. Parce qu’une lectrice lit au lit. Parce qu’une se prépare à écrire. Parce que les couleurs, l’ambiance. Parce que tout ça.

Probablement

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Comme il est bon le café de ce dimanche matin, alors que la lumière entre par toutes les fenêtres (six en tout) éclairant ma journée de tous les espoirs et me donnant une grande envie d’écrire, de lire, d’écouter de la musique… Des livres sont éparpillés ici et là. Il y en a sur le sofa, comme c’est le cas pour la lectrice de Karen Kinser. Un dans la salle de bains. Trois dans mon lit. Un nombre incalculable dans mon bureau… Certains sont commencés, d’autres attendent leur heure. Et toujours cette soif de tout goûter, de tout lire, de tout écouter. De vivre? Probablement.

En vos mots 41

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Le sculpteur d’Alexander Kosnichev, maintenant que la lumière ne s’y prête plus, a abandonné les plâtres au profit d’un livre. Quelle est son histoire? Prépare-t-il une exposition? Que lit-il? Peu importe la direction que vous prendrez, il y a sûrement ici une histoire à raconter. En vos mots. Comme tous les dimanches et pour une 41e semaine.

Peu importe la manière – poésie, citation, chanson, nouvelle, récit -, si la toile vous inspire. Elle est à vous. Comme l’était celle de Gerda Ploug Sarp dimanche dernier et qui a donné quatre textes que je vous invite à lire.

En vos mots est une façon comme une autre de vous dire merci, de vous faire de la place. Et avis à ceux qui hésitent encore à écrire, il y a beaucoup de place! Et aucune règle!

Bon dimanche à tous et à la semaine prochaine pour la suite.

La rêveuse

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Il m’arrive de faire comme la lectrice d’Alice Ruggles Sohier, de sortir un livre illustré et de rester des heures à tourner les pages. C’est parfois un livre d’art, d’autres fois un livre d’architecture ou sur un pays. Et le temps passe à me gaver de couleurs et à rêver. Ça ne fait de mal à personne, ça ne dérange personne non plus. Et rêver est une de mes activités préférées… Maman ne m’appelle-t-elle pas « ma rêveuse »?

Son tour du monde

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Elle a enfin retrouvé son livre après une journée ailleurs, à vaquer à d’autres activités, entourée. Une journée heureuse. Mais qui n’est pas moins heureuse, maintenant qu’elle retrouve les mots, qu’elle se laisse emporter par ceux-ci. Parce que là est son univers. Parce que même si elle s’en échappe parfois, la lectrice d’Aldo sait que rien ne la rend heureuse comme ces moments où elle est assise sur son sofa à faire le tour du monde grâce à des auteurs de partout.