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Tendrement

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Elle lisait ainsi dans la lumière du matin. Il a pensé la photographier. Mais il ne l’a pas fait. Il a préféré s’allonger face à elle. L’embrasser un peu.

Puis, ils se sont mis sur le ventre côte à côte. Serrés l’un contre l’autre. La lectrice de Tina Spratt a ouvert le livre au hasard. Ils lisaient les mêmes pages dans la clarté du jour naissant.

Il a jeté une jambe autour d’elle pour qu’ils soient plus enlacés encore. Et ils ont continé à lire ainsi. Tendrement.

Lectrices en vedette

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Il y a un moment, Caroline, de Fenêtres sur la cour, m’a envoyé une photo lectrice faisant la couverture d’un magazine. Je ne saurais pas dire aujourd’hui laquelle de celles-ci, précisément. Je sais seulement que ça m’a donné l’idée d’en chercher quelques autres. Juste pour le plaisir. Juste pour le jeu. Et probablement aussi pour les partager avec vous. Tout de même, des lectrices en vedette sur la couverture de magazines, c’est plutôt agréable, non?

Les savants

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Ils voulaient savoir, apprendre, posséder une sorte de vérité non pas immuable mais ouverte, et pour cela, se réunissaient un jour ou deux par semaine. Le sujet de la rencontre était décidé longtemps d’avance afin que chacun puisse faire des recherches préalables. Le but était de partager des connaissances.

Une camaderie bon enfant les unissait. Pas de compétition sur qui arriverait avec le plus de renseignements sur le sujet donné. Pas de gagnant, non plus.

On les appelait « les savants » à la taverne du coin où inévitablement la soirée se terminait. Il y avait dans ce surnom autant d’admiration que d’ironie. Tout était en lien avec qui disait « les savants sont là » et sur quel ton. Ils s’asseyaient. Certains se joignaient à eux. Et je ne serais pas surprise d’apprendre que le débat continuait autour d’une chope jusqu’aux petites heures du matin.

Bien sûr que mes « savants » peints par Pierre-Antoine Labouchère sont pure invention. Bien sûr. Bien sûr?

La lectrice à la voix douce

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Le livre était-il si ennuyant pour qu’il s’endorme? Ou la voix de la lectrice d’Andrew Geddes si douce qu’il s’est laissé porter par elle comme le font les enfants à qui on lit des histoires avant qu’ils n’aillent au lit? Je serais tentée de choisir la seconde option, sans pourtant m’en expliquer la raison. Par une espèce d’intuition que je n’explique pas plus. Sinon que je ne peux qu’imaginer une voix douce à une lectrice au regard tendre et doux comme le sien.

Elle ne sait pas comment c’est arrivé

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Elle ne sait pas comment c’est arrivé, mais c’est ainsi. Un jour, elle n’a plus lu que des livres mettant en scène des personnages qui écrivent. Par goût. Par une espèce de fascination. Par curiosité. Par ce mélange des trois. Comme si cela allait l’éclairer sur ce goût d’écrire que la lectrice de Giacomo Malfanti porte en elle. Comme si elle avait un tel besoin de comprendre ou de s’identifier à celui ou celle qui écrit, journaliste, poète, écrivain, dramaturge ou autre, qu’elle se faisait un devoir – et sûrement aussi, un plaisir – de tout lire sur « son » sujet. Comme certains philatélistes vont à la chasse aux timbres ne représentant que des papillons. Comme d’autres ramassent du sable de chaque plage sur laquelle ils posent le sol pour l’emmagasiner dans des bouteilles bien étiquetées.

Elle ne sait pas comment c’est arrivé. Mais elle a choisi pour sujet de ses lectures un sujet qui, je crois, est inépuisable. Il n’y a pas une semaine où ne paraît pas un roman autour d’un personnage écrivant.

Habitudes

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Si c’est une maladie – ce que je ne crois pas, considérant la chose bien davantahe une habitude – que celle de mener de front la lecture de plusieurs livres, je crains que dans mon cas elle ne soit totalement et absolument incurable. Comment, en effet, changer après autant d’années à aller d’un livre à l’autre, d’un roman à un recueil de poèmes à un essai? Comment? J’ai tellement pris l’habitude de glaner que je me sentirais probablement perdue s’il me fallait faire autrement.

Curieusement, l’idée de m’asseoir sur le plancher au milieu de livres commencées, comme le fait la lectrice de Jérôme, a un petit quelque chose qui me plaît bien. À un point tel que je me demande si quand j’aurai fini de vendre et de donner le « en trop » dans une pièce qui servait de chambre d’amis, je ne ferai pas là une salle de lecture. D’un côté un sofa, de l’autre un coussin au sol et les livres en cours de bouquinage. Mais je perdrais ainsi un plaisir qui est mien : celui de dormir avec mes livres…

Son banc

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Et parfois, un banc fait toute la différence. Un banc qui n’est pas nécessairement à soi, mais qui est là, toujours libre, aux heures où on a envie de le retrouver. Matin après matin. Comme un ami. Pour lui lire les nouvelles du jour, peut-être. Ou juste pour le réconfort. Qui sait. Il faudrait demander à la lectrice de Clara Cohan ce qu’elle en pense…

Confortable

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Elle voudrait tenir bon encore un peu. Pas longtemps. Mais encore un peu. Car elle sait que si elle se laisse gagner par le sommeil trop tôt, elle s’éveillera en pleine nuit et qu’il lui sera impossible de se rendormir après. Mais elle sait aussi qu’elle prend bien des risques en adoptant la position allongée et le peu d’éclairage. Tous ces éléments finiront par pousser la lectrice de C. Walch dans un sommeil réparateur plutôt qu’elle ne l’aurait voulu. Oui, elle sait tout ça. Mais c’est si confortable…

Tango théâtral à souhait

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Le tango est comme le théâtre. Qu’il soit dansé ou chanté, ou les deux, il est la dramatisation exacerbée de la passion. Nombreux croient qu’ils ont la fibre nécessaire pour faire ressortir tout ce qu’il peut y avoir de dramatique dans le tango. Quelques-uns réussissent. Mes amis Jean-Claude, Josée et Armando, qui connaissent la chose bien mieux que moi pourront vous l’affirmer.

Je n’en suis encore qu’à mes balbutiements, malgré un vieux 33 tours que je traîne depuis 20 ans intitulé The Tango Project que j’écoute encore régulièrement et qui n’a rien perdu de sa saveur initiale.

Et ce soir, je suis charmée et séduite. Je nage en plein bonheur de mélomane. Tango Varon de Sandra Luna, celle qu’on appelle « la voix du tango de Buenos Aires » est une merveille. Théâtral à souhait. La voix est envoûtante et les orchestrations plus qu’à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’un disque de tango. Je crois même que cet album va tourner pour une troisième fois consécutive. Il n’y a pas d’overdose au bonheur…

Ce sourire rêveur…

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Imaginons une musique douce. Imaginons une pile de livres en plus de celui qui est ouvert. Imaginons de plus un homme qu’elle aime et dont elle rêve. Pas étonnant que la lectrice de C. Michael Dudash ait ce sourire rêveur…