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Combien valez-vous ?

lejouet

Après le restaurant et les courses, Monique, maman et moi nous sommes installées devant la télé. Ça me change, comme je n’ouvre jamais mon poste. Et surprise, il y avait au programme Les malheurs d’Alfred. Pas le plus grand film de Pierre Richard, mais distrayant, avec deux ou trois répliques bien sonnées. Moment de détente assurée, même si tout cela a mal vieilli.

Ce n’est pas le cas de son classique, Le jouet, que j’aime écouter à nouveau à l’occasion. Et qui, de toute la production très inégale de Pierre Richard, reste celui auquel je reviens toujours. Celui qui soulève des questions et révèle quelques réponses. À vous de voir si vous êtes achetable ou pas, et jusqu’à quel point.

Et ce film, qui ne l’a pas vu une fois, au moins ? Qui ne s’est pas révolté devant le fait qu’on puisse tout acheter ou presque ? Qui n’a pas brandi l’étendard de la liberté avant que le héros ne le fasse ?

Ces films qui, sous l’étiquette « comédie », ne font pas juste faire rire mais réfléchir, sont trop rares, la facilité est si souvent de mise. Quelques scénaristes gagneraient à revoir Le jouet. Et n’importe lequel d’entre nous. La liberté, comme l’intégrité, n’ont pas de prix.

Nightnoise, la musique d’un paysage

nightnoise

Il y a des musiques auxquelles on revient toujours. Le groupe Nightnoise fait partie de mes incontournables, de mes essentiels. Certains appellent ça de la musique new age, d’autres diront celtique. Moi ? Peut-être, folk celtique. Et puis peu importe le nom sous laquelle on la désigne, je ne sais que l’effet qu’elle a sur moi.

Le violon, la harpe, les voix venues d’Écosse et d’Irlande me happent et m’apaisent depuis quinze ans. Instantanément.

Comment parler d’une musique qui englobe et étreint ? Comment exprimer la plénitude qui se dégage des sons ? Comment éviter le vent qui s’imprime à certaines pièces ? Comment en un seul mot donner l’envie à quelqu’un de mettre la main sur cette musique ?

Imaginez une falaise escarpée. Et puis l’océan. Et le vent. Et puis laissez-vous porter. La musique de Nightnoise vous semblera alors naître de tout cela. Car « la musique commence là où s’arrête le pouvoir des mots. » [ Richard Wagner ]