On pourrait commander une pizza que ça ne changerait rien au bonheur de nous retrouver chez moi ce soir. Mais c’est avec amitié que je préparerai un velouté de chicons puis une carbonade flamande, et que je clôturerai le festin avec des profiteroles au chocolat belge.
On pourrait manger par terre sur une nappe jetée là que ça n’enlèverait pas une once de plaisir à être ensemble. Mais je tiens à faire une jolie table à ceux qui viendront.
On pourrait penser à cette heure où le soleil se lève que mon chez-moi est une zone sinistrée, comme on en voit après un ouragan, un tremblement de terre ou une guerre, mais quand mes plats seront à mijoter, je tenterai de donner à mon espace un look plus accueillant. Non pas que ça changera quelque chose -mes amis ne jugent pas -, mais juste parce que c’est d’une urgente nécessité et que ce sera plus convivial.
Et en cette heure matinale, alors que je déguste mon bol de café en écoutant le cadeau d’Armando, « Quelque chose de Tennessee », dans une interprétation de Nicolas Peyrac, celui par qui tout arrive ce soir, je me sens portée par un tel bonheur que ça doit être ça avoir des ailes.
On a tous
Quelque chose en nous de Tennessee
Cette volonté de prolonger la nuit
Ce désir fou de vivre une autre vie
Ce rêve en nous avec ses mots à lui
(paroles de Michel Berger)
Car…
Loin du ciel de Bruxelles, entre Québec et bonheur,
Là où l’amitié touche du bout des doigts la tendresse
Il plane un doux parfum de retrouvailles et de joie
Et des bouquets des rires, juteux comme des fruits…
Et puis leurs regards remplis de lumière et douceur
Parleront de la vie qu’on cajole, qu’on caresse
Et heureux je me dirai au plus profond de moi
Que les amis d’un chanteur sont devenus des amis …
(poème d’Armando)
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