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Une lectrice sur qui le soleil se lève

mjdowns

Qu’il est bon, ce moment du jour où le soleil se lève tranquillement. Où il se pose sur la lectrice matinale qui a repris là le livre abandonné la veille. Et qu’elle est belle cette lumière qui se pose sur la chevelure de la lectrice de Michael J. Downs. Et elle la sent, sans la voir, trop plongée dans sa lecture, dont elle ne sortira, peut-être, que quand le soleil sera bien haut dans le ciel, que les mots l’auront comblée.

Et comme l’artiste a su donner à ce moment toute sa dimension, ne négligeant ni l’ombre ni la lumière. Lui qui confiait dans une entrevue servant à le présenter: « Je réalise que je n’ai pas à chercher l’exotisme pour peindre; juste trouver l’ordinaire transformé par une lumière extraordinaire. »

Et comme il a su me laisser entrer dans la toile si bien que je me suis retrouvée dans cette lectrice qui se précipite sur le livre avec lequel elle a dormi.

Je ne me lasserai jamais de ces lectrices qui m’interpellent et qui me parlent de moi en même temps qu’elles livrent une part d’elles-mêmes. Je ne me lasserai pas de les découvrir et de raconter leurs histoires improbables ou proches d’une réalité que je perçois. Et j’aime imaginer que la liseuse de ce matin ne verra pas les heures passer, sous la douce chaleur du soleil qui s’emparera de la pièce. Et j’aime imaginer que parce que c’est samedi elle a le privilège de ne pas regarder l’heure et d’étirer son plaisir. Tout comme cette autre lectrice qu’il a peinte, peut-être un autre samedi matin où le temps prend son temps.

morningatthecabin

Avidité ou gourmandise ?

taboule

Je suis gourmande. De tout. Pas gloutonne, mais bien gourmande. Pas du genre à m’empiffrer mais bien, à goûter. À savourer, à me délecter. Et ce soir – ou plutôt cette nuit -, devant un petit bol de taboulé qui sent le persil et la menthe fraîche, je pense à cette gourmandise qui est mienne et dont je ne me cache pas. Gourmandise pour les choses de la table, qui font que je ressemble davantage à une meule de fromage q’au couteau qui la coupe. Gourmandise pour les livres, que j’ai besoin de caresser comme de savourer. Gourmandise pour la musique dont je m’imprègne et à laquelle je ne serai jamais insensible. Gourmandise pour les paysages et les océans, les vallées et les bords de lacs, les villes ou les maisons isolées de tout. Gourmandise ou bien avidité par moments, quand elle devient trop grande ?

Je ne me ferai pas un procès à moi-même pour quelques cuillérées de taboulé, quelques heures de musique, des livres dans mon lit ou le temps que je passe à regarder la vie. Et si cela s’appelle avidité, soit. Mais je préfère le mot gourmandise qui recèle davantage de saveurs, de couleurs et de plaisir à mes yeux.

Et j’aime ces plats qui viennent d’ailleurs. Sushi, carbonade flamande, taboulé, paëlla, raclette ou kouglof. Avidité de tout découvrir ou gourmandise pour les bonnes choses ?