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La planète de Lali

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Il y a des journées où on a juste envie de dire merci à la vie pour tout ce qu’elle apporte. Le nouveau roman de Nicolas Peyrac. Un après-midi qui s’étire autour d’un dessert. Un appel de Sébastien. L’odeur des feuilles mortes. Les chansons de Pierre Rapsat non stop. Les conversations sur MSN avec Carine, Nancy, Nadine, Christel, Daniel et Chantal. Et le café que je vais me refaire malgré l’heure tardive et même si je dois me lever tôt, déjeuner au restaurant oblige. Parce que j’en ai envie et que la journée a été belle et douce.

Et ce bonheur d’être en vie. Et ce plaisir des petites choses. Du vent dans mes cheveux. D’un morceau de chocolat belge qui fond sur ma langue tandis que je chante. Et la perspective d’un ciel rose lorsque je me lèverai. Et ce bonheur de la solitude volontaire qui n’a rien à voir avec l’isolement puisqu’à ceux qui font partie de la planète de Lali je peux chanter les mots de la chanson Ensemble de Rapsat.

Une lectrice paisible et heureuse

sergeh

Les nuages se teintaient du soleil qui s’emparaient tranquillement du ciel. Je buvais tranquillement mon mon bol de café et me laissais baigner par les ambiances des nouvelles de Richard Bresson. Et la vie était juste douce. C’était il y a quelques heures. Un de ces matins tranquilles où la précipitation n’a pas lieu d’être.

Un de ces matins qui me font penser à la toile de Serge Hollerbach que je dédie à ce nouvellier qui aime mes lectrices. Une lectrice qui boirait son café en lisant le journal tandis que devant elle s’étalerait la rade de Toulon que je ne connais qu’en photo. Une lectrice qui prendrait son temps, sans montre et sans rendez-vous. Une lectrice toute simple, jambes nues sous le soleil qui, je le sais, je le sens, aime la vie.

Il y a quelque chose du bleu du Toulon que j’imagine dans la toile de Hollerbach. Il y a aussi le temps qui s’écoule sans qu’on s’y attache et le café qui refroidit dans la tasse. Et cette paix harmonieuse. Petit moment croqué, instantané à la manière de certaines nouvelles.

La richesse selon Armando

guerra

Armando a bien raison quand il écrit que la richesse, c’est la possibilité de partager, car elle n’a rien à voir avec le compte en banque ou la voiture de l’année. Enfin, pour des gens comme nous et beaucoup d’autres qui préfèrent partager des images, des impressions, des musiques, des toiles et des idées. Et quand l’occasion se présentera, un café, une bière ou une glace.

Oui, la richesse, c’est cette possibilité de partager avec les gens de notre entourage, le voisin comme l’ami du bout du monde. Ainsi, le merenge endiablé du Dominicain Juan Luis Guerra, envoûtant et sensuel, découvert grâce à Chantal, à Antheit. Et qui ce soir, est à l’honneur. Qui me donne envie d’apprendre vraiment l’espagnol, puisque je me débrouille à le lire à peu près correctement – merci au latin, au français et à l’italien. Mais je sais qu’il me manque les nuances, et que je ne peux pas le chanter. Comme je sais aussi que même si la musique entraînante de Juan Luis Guerra me plaît, je ne connais pas celui qui est connu encore plus pour son amour des mots, sa poésie. Qu’il me manque donc l’essentiel même si je bouge des épaules et des hanches et si je souris à m’en étirer la bouche.

Et puissent ces pages qui sont les miennes toujours rester un lieu de partage où l’on tourne les pages. Car, oui, la plus grande richesse, c’est bel et bien de pouvoir partager. Un sourire, une chanson, un paysage ou un rêve.