Je suis gourmande. De tout. Pas gloutonne, mais bien gourmande. Pas du genre à m’empiffrer mais bien, à goûter. À savourer, à me délecter. Et ce soir – ou plutôt cette nuit -, devant un petit bol de taboulé qui sent le persil et la menthe fraîche, je pense à cette gourmandise qui est mienne et dont je ne me cache pas. Gourmandise pour les choses de la table, qui font que je ressemble davantage à une meule de fromage q’au couteau qui la coupe. Gourmandise pour les livres, que j’ai besoin de caresser comme de savourer. Gourmandise pour la musique dont je m’imprègne et à laquelle je ne serai jamais insensible. Gourmandise pour les paysages et les océans, les vallées et les bords de lacs, les villes ou les maisons isolées de tout. Gourmandise ou bien avidité par moments, quand elle devient trop grande ?
Je ne me ferai pas un procès à moi-même pour quelques cuillérées de taboulé, quelques heures de musique, des livres dans mon lit ou le temps que je passe à regarder la vie. Et si cela s’appelle avidité, soit. Mais je préfère le mot gourmandise qui recèle davantage de saveurs, de couleurs et de plaisir à mes yeux.
Et j’aime ces plats qui viennent d’ailleurs. Sushi, carbonade flamande, taboulé, paëlla, raclette ou kouglof. Avidité de tout découvrir ou gourmandise pour les bonnes choses ?
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