Après le restaurant et les courses, Monique, maman et moi nous sommes installées devant la télé. Ça me change, comme je n’ouvre jamais mon poste. Et surprise, il y avait au programme Les malheurs d’Alfred. Pas le plus grand film de Pierre Richard, mais distrayant, avec deux ou trois répliques bien sonnées. Moment de détente assurée, même si tout cela a mal vieilli.
Ce n’est pas le cas de son classique, Le jouet, que j’aime écouter à nouveau à l’occasion. Et qui, de toute la production très inégale de Pierre Richard, reste celui auquel je reviens toujours. Celui qui soulève des questions et révèle quelques réponses. À vous de voir si vous êtes achetable ou pas, et jusqu’à quel point.
Et ce film, qui ne l’a pas vu une fois, au moins ? Qui ne s’est pas révolté devant le fait qu’on puisse tout acheter ou presque ? Qui n’a pas brandi l’étendard de la liberté avant que le héros ne le fasse ?
Ces films qui, sous l’étiquette « comédie », ne font pas juste faire rire mais réfléchir, sont trop rares, la facilité est si souvent de mise. Quelques scénaristes gagneraient à revoir Le jouet. Et n’importe lequel d’entre nous. La liberté, comme l’intégrité, n’ont pas de prix.
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