Je vous invite à écouter la danse sacrale qui clôture Le sacre du printemps d’Igor Stravinsky, ici dirigé par Valery Gergiev.
Je vous invite à écouter la danse sacrale qui clôture Le sacre du printemps d’Igor Stravinsky, ici dirigé par Valery Gergiev.
La contradiction constitue le fond mouvant et imprévisible de l’âme humaine. (Alberto Moravia)
*toile de Fiona Phillips
la page blanche
espace inoccupé
à couvrir
pour oublier
la lumière
blessure
réouverte
au bruissement de la feuille
toute la forêt s’éveille
l’inspiration s’insinue
les doigts se crispent
le crayon n’avance pas seul
Célyne Fortun, Femme fragmentée
*choix de la lectrice de Bruce Marion
Il était une fois un grain de sable qui voulait une autre vie que celle d’un grain de sable parmi d’autres grains de sable.
Il était une fois un grain de sable qui se nicha dans la chevelure d’une petite fille, qui s’y plut, mais qui, par la force des choses, parce que l’eau chasse le sable, retourna là d’où il venait.
Il était une fois une petite fille qui rêvait de trouver une perle alors qu’un grain de sable ne rêvait que de retrouver la fillette aux cheveux d’or même si des années s’étaient écoulées depuis leur séparation.
Il était une fois un conte où une fée choisit de réaliser deux rêves. Et ce joli conte qui raconte la naissance d’une perle s’appelle L’histoire d’un grain de sable.
Il était une fois une grande fille qui aime toujours les contes de fées. Elle ne pouvait qu’aimer ce livre. Il n’y a pas d’âge pour les jolis contes.
Chantal, connaissant mon amour inconditionnel pour le rouge, a tout de suite été attirée par une tache de cette couleur, à Sainte-Marine, juste en face de Bénodet. Une tache qu’elle a bien fait d’examiner de plus près, non?
Juste le bleu qu’il me fallait! Armando a vu juste. C’est exactement ce dont j’ai besoin pour oublier la pluie annoncée.
Acceptez la vie comme elle vient. La voie la plus sûre pour découvrir la vérité est de ne plus résister à ce qui se présente. (Jean Klein)
*toile de Lusia Popenko
la lumière échappée
à la lisière de la peau
s’engouffre sous les draps
elle invente la nuit des possibles
Célyne Fortin, Femme fragmentée
*choix de la lectrice de Maurice Mann
C’est l’histoire d’un homme, celle d’une femme, de leur vie à deux, et maintenant de sa vie sans elle. Le cœur de Sylvie s’est arrêté de battre, comme ça. Sans préavis. Et au moyen de l’humour, Jean-Louis Fournier se rappelle à quel point sa femme est partout, dans le courrier du jour, dans les gestes automatiques, dans une photo, dans un chapeau, Fâché qu’elle lui ait fait un coup pareil. Malheureux.
Un veuf est un livre attendrissant où chaque anecdote nous donne à penser combien il faut prendre soin du moment présent et à quel point les instants heureux sont à la fois des souvenirs apaisants et des tourments. De toute manière, même à l’heure du deuil, tout ne peut pas être tout à fait noir quand on a à ce point aimé et été aimé. Il y a toujours un peu de lumière qui se glisse entre les lattes pour rappeler à celui qui reste que la vie ne s’est pas arrêtée.
C’est un peu tout ça que ce récit raconte. Avec pudeur et amour. Avec humour et justesse. Avec toute la tendresse du monde.
Bouleversant.
C’est dans le cadre du Festival international du film sur l’art que j’ai assisté à la Métamorphose d’une gare, un film réalisé par Thierry Michel, prétendant raconter les différentes étapes qui ont donné naissance à la nouvelle gare des Guillemins, à Liège, inaugurée en 2009.
Or, le film est un ramassis d’anecdotes glanées au cours de la construction de cet énorme éléphant blanc plutôt que le documentaire auquel on pouvait s’attendre. Qui ne connaît pas Liège aurait peut-être aimé d’entrée de jeu qu’on lui donne quelques données sur cette ville, à savoir sa taille, combien de gens y vivent, combien de personnes y transitent quotidiennement pour le travail ou pour changer de train. Il aurait sûrement aussi apprécié découvrir la gare des Guillemins avant les grands travaux, savoir en quoi elle était désuète et pourquoi il fallait la rajeunir. Mais rien de cela n’est dans le film de Thierry Michel. Pas plus que n’est raconté le processus de sélection qui a fait de l’architecte espagnol Santiago Calatrava, celui à qui on doit la gare Stadelhofen à Zurich, la gare de Lyon-Saint-Exupéry et la gare d’Orient à Lisbonne, le grand gagnant. Nulle image de celles-ci ne nous sera d’ailleurs offerte afin de nous donner une idée de son travail.
On sort de là avec l’impression que le réalisateur est passé à côté de son histoire, qu’il ne l’a jamais racontée, préférant mettre en lumière les commentaires de l’un et de l’autre, les délais, les problèmes de béton, les idées de grandeur de l’architecte prêt à détruire une ville au profit d’un projet démesuré. Comme si ce n’était pas assez d’avoir choisi le blanc dans une ville où tout devient gris très vite ou d’avoir évincé des gens et jeté par terre des logements et l’ancienne gare des Guillemins.
Le film de Thierry Michel n’est rien d’autre qu’un tissu d’anecdotes. Point. Bien loin du film sur l’architecture que je m’attendais de voir.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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