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La petite rapporteuse de mots

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Jamais le nom de la maladie de la grand-mère d’Élise n’est prononcé. Pas une seule fois. À quoi servirait un mot savant alors qu’il est question d’amour et de mots qui s’envolent? Car voilà, ce qui arrive à la grand-mère d’Élise : elle oublie. Ce qu’elle allait dire. Ce qu’elle devait acheter. Ce qu’elle a mangé. Et parfois même le prénom d’Élise qu’elle remplace par le nom de sa propre sœur qui a 70 ans. Ce qui attriste beaucoup Élise qui voudrait bien guérir sa grand-mère et lui rendre tous les mots qu’elle égare.

À force de les utiliser, les mots finiraient-ils par s’user eux aussi? Comme un vieux sofa? Une robe trop portée? C’est la question que se pose Élise alors qu’avec son grand filet elle tente de rattraper les mots qui se sont égarés pour les ramener à sa grand-mère. Alors qu’elle les saisit au vol avant qu’ils ne sortent de la pièce.

C’est cette très belle histoire, pour laquelle l’auteure Danielle Simard et l’illustratrice Geneviève Côté ont reçu le Prix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal en 2008, qui nous est racontée dans La petite rapporteuse de mots. Un album tout en finesse qui parle d’amour plutôt que de maladie et qui pourra servir à tout parent de point de départ quand viendra l’heure d’aborder ce sujet grave sans pour autant en faire un drame.

Un album de toute beauté.

Le magnolia de la rue de Bellechasse

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Voilà un moment que je le surveille!

Un univers déroutant

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Un univers déroutant, voilà ce que propose l’artiste Andrej Mashkotsev, dont voici quelques lecteurs, et avec lequel vous pourrez faire connaissance en suivant ce lien.

Les floréales de Gaillac

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C’est le 8 mai dernier qu’ont eu lieu à Gaillac les Floréales annuelles, Un événement que n’a évidemment pas raté Lou qui a retenu en photos quelques détails de cette journée!

Ce que mots vous inspirent 406

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Le poète choisit, élit, dans la masse du monde, ce qu’il lui faut préserver, chanter, sauver, et qui s’accorde à son chant. (Édouard Glissant)

*illustration de José Oz

Les mots de Claudine 1

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Les poèmes dédiés à Claudine Bertrand se devaient d’être suivis par ceux de la poète elle-même. C’est du moins ce qu’a été le sentiment de lectrice par Carlos Ygoa qui, sans hésitation, a ouvert Autour de l’obscur, un recueil de Claudine Bertrand dédiée à une amie disparue. C’est donc ce livre qui tiendra compagnie aux lectrices du soir pendant quelques jours et duquel celle de soir a tiré ces vers :

Ramifiant une à une
Les voyelles de trop
Qu’elles ne s’amenuisent
Sur papilles d’ange
Dessiner une trame
Parfois une danse

Ce qui n’est qu’en soi
La poésie le dévoile
Et donne vision
De qui nous serons

Les anecdotes de Rodolphe Macia

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C’est un livre sympathique, un recueil d’anecdotes auquel sont greffés des chiffres, des statistiques. Un livre qui vous fera sourire si vous êtes un habitué du métro parisien ou si vous le connaissez ne serait-ce qu’un peu pour l’avoir emprunté lors de vos séjours à Paris. Un livre sans prétention qui ne changera pas le cours de la littérature, mais qu’on prend du plaisir à lire.

Rodolphe Macia, conducteur de métro depuis vingt ans, aime ce qu’il fait et c’est peut-être pour cette raison qu’il a eu envie de raconter à sa manière sa vie quotidien sur la ligne 2, entre Nation et Porte Dauphine. Simplement. Sans flafla. Sans effet de style. Avec générosité et simplicité. Avec humour.

À lire de préférence dans le métro. Mais il n’est pas interdit de le faire ailleurs!

D’autres jonquilles!

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Je ne m’en lasserai jamais!

Il y a toujours une phrase

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Le printemps revenait. Mais il n’avait pas le goût du printemps.
Quelque chose avait changé, quelque chose changeait. J’ignorais quoi, mais je sentais cette modification. Elle était là. Au cœur de mes silences, de mes errances, de mes questions.

C’était inscrit à même le sol, là où mes pas dessinaient leur chemin.
Mais la destination s’était effacée.
J’allais sans but. Malgré les tulipes qui me souriaient.

Il y a toujours une phrase, un jour, qui vient couper votre élan.

*toile de Sébastien Badia

Une illustratrice prénommée Taeeun

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L’illustratrice Taeeun Yoo, tout comme ses personnages, aime les livres; elle en a d’ailleurs illustrés. Pour la découvrir, il suffit de cliquer ici.