
De temps en temps, on a juste besoin de rire. Du ridicule d’une situation. De personnages caricaturaux. D’une époque. Enfin, de tout et de rien. De rire, quoi.
Potiche, un film réalisé par François Ozon (connu notamment pour Huit femmes), mettant en vedette Catherine Deneuve, Gérard Depardieu et Fabrice Lucchini dans les rôles principaux, est exactement ce qu’il faut pour combler ce besoin, surtout s’il pleut depuis plusieurs jours. Adapté d’une pièce de boulevard créée en 1980, le film raconte la rébellion des employés d’une usine de parapluies en même temps que celle de la femme du propriétaire de l’usine, qui est aussi la fille du fondateur de l’entreprise, lequel était apprécié et estimé par ses employés, ce qui n’est pas du tout le cas du patron actuel.
Profitant du fait qu’il est hospitalisé puis en croisière pour se reposer, Madame Pujol (Catherine Deneuve), qui en a assez d’être une potiche aux yeux de son mari (Fabrice Lucchini) en profite pour faire de l’usine ce qu’elle n’était plus : un lieu de création et humain. Une émancipation qui ne fera pas l’affaire de tout le monde, qui en écorchera quelques-uns au passage et qui la poussera à aller plus loin.
Ajoutez ici et là quelques éléments typiques au théâtre de Feydeau, comme qui est la fille de qui et qui est le fils de qui, et les quiproquos qui vont avec; une fille arriviste coiffée comme Farrah Fawcett dans Charlie’s Angels, une secrétaire qui est un mélange de Dolly Parton dans Nine to Five et de Melanie Griffith dans Working Girl; un fils à maman dont le look est calqué sur celui des chanteurs des années 70; un téléphone recouvert de moquette… Voilà pour l’ambiance. Si déjà vous ne riez pas avec tout ça, les dialogues et les situations se chargeront de faire le reste.
Vous l’aurez compris, Potiche n’a rien d’un film sérieux. Mais vraiment rien. Et c’est ce qui m’a plu. Beaucoup, beaucoup plu. J’ai même oublié qu’il pleuvait.
La bande annonce devrait vous convaincre de vous précipiter en salle si je n’ai pas réussi!
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