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Quelques poèmes de Carlos 4

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Porte sur la rue

Portes ouvertes vit la maison,
personne n’entre pour y voler.
Pourquoi fermerait-on la maison?
Qui a l’idée d’y aller voler?

Car s’il y a vie dedans, sa porte
dot être, comme la vie, ouverte.
On ne ferme vraiment cette porte
que pour la laisser, au rêve, ouverte.

Carlos Drummond de Andrade, La machine du monde et autres poèmes

*choix de la lectrice d’un artiste inconnu

La note sensible

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Quand se termine La note sensible de Valentine Goby, on se dit qu’on vient de lire là une magnifique histoire, sensible, écrite avec finesse et mettant en scène des personnages qu’on aurait envie de rencontrer tant ils nous sont devenus familiers.

C’est l’histoire d’une femme, arrivée à Paris pour y enseigner l’anglais, laissant sa famille derrière elle à Gaillac. C’est l’histoire de sa rencontre avec Vendello, son voisin, architecte et violoncelliste qui, soir après soir, joue tandis qu’elle écoute. C’est l’histoire d’une amitié profonde, mais aussi d’une déchirure quand la narratrice devra accepter que le violoncelliste, même s’il l’aime beaucoup, n’est pas — et ne peut pas être — amoureux d’elle.

C’est une histoire qui séduit d’emblée et à laquelle je ne ferai qu’un seul reproche. En effet, le chapitre d’introduction (dont a été extrait le quatrième de couverture) me semble bien inutile. En effet, pourquoi la narratrice nous annonce-t-elle que ce qui va suivre est une fiction qu’elle a écrite, inspirée par les notes de son voisin, et qu’elle entend lui faire lire, alors que le roman aurait pu commencer sans cet avertissement?

Dans le jardin de Maïté

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Dans le jardin de Maïté, il y a du rose et puis des roses, il y a du rouge et aussi du vert… Et au-delà des couleurs, il y a la gentillesse de celle qui nous offre ces photos et que je vous invite à découvrir — si vous ne la connaissez pas encore — en la visitant

Lou aime les roses…

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Vous saviez que Lou aime les roses? Elle les aime tellement qu’en plus de s’occuper de celles de son jardin, elle s’occupe des roses de sa maman. Voici donc, photographiées par Lou, des roses provenant des deux jardins.

Ce que mots vous inspirent 396

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La patience, c’est comme le chocolat… On n’en a jamais assez! [Christelle Heurtault]

*toile de Marcus Stone

La rose

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La rose allait faner. Elle le savait. Les roses finissent toujours par faner. « Pas juste les roses, l’amour aussi », lui avait dit Nan avant de mourir.

Or, elle n’avait pas l’intention de ressembler à sa grand-mère en vieillissant. Elle n’aurait pas cette amertume au cœur. Ces regrets qui déposent du gris sur tout.

Dans cinquante ans, elle ouvrira un des livres qu’il lui a offerts. N’importe lequel. Dans chacun, il y aura des pétales.

*sur une toile de Chen Li