
Comment parler à celui qui n’est plus, de celui qui a choisi de se donner la mort, alors qu’on porte son nom depuis près de quarante ans avec fierté? Oui, comment?
Éric Fottorino, à qui on doit Questions à mon père, mettant en scène son père biologique, a choisi pour parler de ce père adoptif, de le faire avec respect, avec amour, avec une tendresse infinie, en évoquant souvenirs indélébiles et épars, en retournant là où les pas du fils s’accordaient à ceux d’un père qui l’avait choisi.
Il s’agit là d’un récit intimiste, émouvant. D’un livre sur les origines, mais surtout sur l’amour, sur cet amour incommensurable d’un fils pour son père, d’un père pour son fils. Un amour qui ne s’est pas dit à haute voix, mais qui a tout envahi sur son passage, le moindre souvenir, le plus petit objet et même la couleur du ciel.
Comment parler de celui qui n’est plus et qui, dans son absence, est plus présent qu’il ne l’a jamais été? Avec amour. Tout simplement. Comme le prouve Éric Fottorino avec ce livre bouleversant sans être pathétique.
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