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Au pays des poètes russes 9

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La lectrice peinte par John Reay a pris son temps. Pas question qu’elle ne fasse autrement. C’est donc pendant un long moment qu’elle s’est installée avec pour toute compagnie l’Anthologie de la poésie russe. Puis elle a laissé un signet pour m’indiquer ce poème d’Alexandre Pouchkine :

J’ai survécu à mes désirs
Et quitté mes rêves. Lucide,
Il ne me reste qu’à souffrir
Devant les fruits de mon cœur vide.

Couronne effeuillée au matin
Sous l’orge d’un soir contraire…
Déjà je vis en solitaire,
Et tristement j’attends la fin.

L’orage siffle sur la terre.
Frappée par la rigueur du sort,
Tremble sur l’arbre, seule encor,
Une feuille retardataire.

mots d’automne

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et dans nos mots d’automne
nos silences
pour que renaissent les couleurs

(septembre 2010)

*toile de George Grosz

Lettres à Diego

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C’est ce billet de Tania qui a piqué ma curiosité. Un billet qui raconte mieux que je ne pourrais le faire ce roman épistolaire signé Elena Poniatowska, princesse russe née à Paris dont la mère était mexicaine. C’est d’ailleurs en 1942 que celle-ci s’installe pour de bon dans le pays natal de sa mère, celui de Diego Rivera, celui qu’Angelina Beloff, artiste parisienne née à Saint-Pétersbourg et première épouse de ce dernier, adoptera plus de dix ans après leur séparation.

Il ne pouvait qu’en être ainsi pour celle qui, dans une des lettres fictives qu’elle adresse à Diego Rivera écrit ceci : « Tu vois, Diego, durant toutes ces années passées ensemble, mon caractère, mes habitudes, tout mon être en somme a subi un changement total : je me suis terriblement mexicanisée et je me sens liée à toi par procuration à ta langue, à ta patrie, à ta patrie, à des milliers de petites choses, et je crois que je me sentirais moins étrangère auprès de toi que je ne le serais dans n’importe quel autre pays. »

Un magnifique roman que celui-ci, un roman qui est aussi celui du Paris des peintres de Montparnasse, des exilés russes de Paris et d’un amour dont on ne revient pas.

Ciel d’octobre

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En direct de mon balcon, il y a deux jours. Pour le bonheur de le partager avec vous.

Les maisons de Quimper

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Qui va à Quimper y va, notamment, pour ses maisons à colombages. Et Denise n’a pas échappé à la chose, pour notre plus grand plaisir!

La suggestion du 19 octobre 2010

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Qui aime la musique et les billets courts devraient trouver de quoi lui plaire, a affirmé le lecteur peint par Andrew Dubov.

Couleurs d’automne 1

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Le début d’une longue série!

Ce que mots vous inspirent 256

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Aussi longtemps que les hommes ne seront pas complets et libres, ils rêveront la nuit. (Paul Nizan)

*toile de Camille Pissarro