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Lettres à Diego

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C’est ce billet de Tania qui a piqué ma curiosité. Un billet qui raconte mieux que je ne pourrais le faire ce roman épistolaire signé Elena Poniatowska, princesse russe née à Paris dont la mère était mexicaine. C’est d’ailleurs en 1942 que celle-ci s’installe pour de bon dans le pays natal de sa mère, celui de Diego Rivera, celui qu’Angelina Beloff, artiste parisienne née à Saint-Pétersbourg et première épouse de ce dernier, adoptera plus de dix ans après leur séparation.

Il ne pouvait qu’en être ainsi pour celle qui, dans une des lettres fictives qu’elle adresse à Diego Rivera écrit ceci : « Tu vois, Diego, durant toutes ces années passées ensemble, mon caractère, mes habitudes, tout mon être en somme a subi un changement total : je me suis terriblement mexicanisée et je me sens liée à toi par procuration à ta langue, à ta patrie, à ta patrie, à des milliers de petites choses, et je crois que je me sentirais moins étrangère auprès de toi que je ne le serais dans n’importe quel autre pays. »

Un magnifique roman que celui-ci, un roman qui est aussi celui du Paris des peintres de Montparnasse, des exilés russes de Paris et d’un amour dont on ne revient pas.

2 réponses

  1. De quoi réveiller mon envie de le lire … et puis ce prénom, c’est bête, mais Diego, ça me parle forcément, parce que mon papa s’appelait comme ça 🙂

    Bises

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