le temps pourra passer
rien ne changera
la distance pourra exister
rien ne modifiera
le désir de t’embrasser
pour l’éternité
(mai 2008)
*toile de Sandra Maze
le temps pourra passer
rien ne changera
la distance pourra exister
rien ne modifiera
le désir de t’embrasser
pour l’éternité
(mai 2008)
*toile de Sandra Maze
Quand on annonce à Sabine, née en France de parents portugais, que dans deux mois c’est le grand déménagement, c’est la plus mauvaise nouvelle qu’elle a entendue de toute sa vie. Elle, la Française, devrait aller s’enterrer dans le bled d’où viennent ses parents au fin fond du Portugal?
Bien entendu que ce ne sera pas facile pour l’adolescente de passer de Paris au village de sa grand-mère où il n’y a ni libraire ni disquaire. Bien sûr qu’elle ne fera aucun effort pour s’intégrer à sa nouvelle vie, ce qui fera d’elle « l’étrangère ». Et pourtant, la nature sauvage n’est pas pour lui déplaire. Et pourtant, le ciel est presque toujours bleu. Et pourtant, elle voudrait bien découvrir le secret de l’oncle Manuel. Et pourtant, ce n’est pas si moche que ça la danse folklorique.
C’est à un beau roman que nous convie Flore Talamon avec L’étrangère. Un roman qui fera d’une adolescente déracinée une Sabine/Sabina fière d’être à la fois Française et Portugaise, après quelques aventures que je vous laisse découvrir, si le cœur vous en dit.
Si d’aventure vous vous aventurez un jour à franchir les portes de la cathédrale Saint-Pierre de Genève, comme Denise l’a fait, vous voudrez sans doute y passer un moment surtout si vous avez préalablement lu son histoire. Et si, de plus, vous le faites durant l’été, des concerts de cloches et d’orgue vous attendent, comme le témoigne ce programme. Et notamment un concert de l’organiste Lionel Rogg, qui connaît bien l’instrument et que vous pouvez entendre ici alors qu’il fait vibrer l’orgue Meltzer de la cathédrale.
Un très beau texte pourrait-il plaire à la lectrice du peintre Fernand Léger?
Maintenant que nos bureaux sont installés dans l’une des deux pyramides olympiques — lesquelles ont servi à loger les athlètes pendant les Jeux olympiques de 1976 — pour la durée des travaux d’agrandissement de l’immeuble qui nous abrite, soit environ six mois, cela me donne l’occasion de voir d’autres fleurs…
Serait-ce le début d’une histoire d’amour? C’est du moins ce qu’a pensé Armando quand il a pris la photo…
Le numéro de mai-juin 1987 de la revue Poésie était toujours là. Tentant. Si bien que la lectrice de l’artiste Alpha Shanahan n’a pas résisté à la tentation de le feuilleter elle aussi. Et d’y trouver un texte qui a retenu son attention.
Autre et même
Autre sera d’autrefois le silence.
Autre la pluie dansant sur les pavés
Dans les après-midi de provinces oubliées
Où l’ennui tapissait le ciel
Du deuil des chances envolées.
Même sera le bruit des vagues sur la grève
Et le sable coulant de la main d’un enfant.
Même la symphonie du jasmin dans le soir
Près de la porte close
Dont nous avions perdu la clé.
Et pareil sera le sanglot
Des bêtes et leur regard muet.
Le murmure de l’eau dévalant le ruisseau,
La vie qui éclatait en cris du désespoir,
Les larmes de la nuit
Sur la joue de la rose
Dans l’enclos du matin.
Pareilles et différentes
Seront toutes les choses.
(Marcel Béalu)
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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