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Ce n’est rien d’autre qu’une photo

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Ce n’est rien d’autre qu’une photo. Mais je la regarde et je suis heureuse. Parce que les fleurs étaient sur mon chemin. Parce que j’avais mon appareil photo. Parce que la photo est plutôt réussie. Et parce que je pourrai la regarder encore et encore les longues soirées d’hiver.

Où que j’aille

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Petite douceur trouvée au hasard de ma marche un midi. Et ce qui est formidable est où que j’aille, il y a toujours de quoi me séduire!

La haie à l’ombre

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Ma haie habituelle s’est un peu roussie sous la chaleur du soleil, si bien qu’elle a perdu tout son rose attrayant. Heureusement, de l’autre côté de la rue, une haie du même type se tient sagement à l’ombre une partie de la journée pour rester belle…

Quelqu’un a demandé des tournesols?

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Qui les a demandés sera servi. En effet, Denise en a ramassé une brassée pour nous! De près, comme de loin. Ravissement.

Il serait encore et toujours sept heures

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Je m’installerais dans la lumière, comme la lectrice de Thor Wickstrom. Et le temps s’arrêterait. J’aurais le temps de livre mon livre. Il serait encore et toujours sept heures. Le temps se serait arrêté le temps de ma lecture. Et je ne serais pas à la course parce que j’ai trop traîné dans des pages venues d’ailleurs.

Toute la plage pour elle seule

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La lectrice de Candace Whittemore Lovely a laissé tous les vacanciers d’hier partir. Elle est fort aise d’avoir toute la plage pour elle seule. Surtout que cette semaine, elle a envie d’écrire dans la tranquillité. Je crois même qu’elle est inspirée par la toile de la semaine. Et qu’elle espère que vous le serez aussi…

Grâce à vous…

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Grâce à vous, à votre présence, à votre humour sans bornes, à votre sens de la dérision et de la réplique, j’ai passé une fin de semaine du tonnerre! Je ne peux que vous remercier encore et encore! Et pour vous le dire encore mieux, je vous offre ces quelques fleurs photographiées ces derniers jours.

Les poèmes de Rina Lasnier 1

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La lectrice peinte par un artiste inconnu vers 1970 ne savait rien de Rina Lasnier. Et pourtant, dès les premières lignes, elle a su qu’elle aimerait cet univers, qu’elle aimerait les mots de la poète, qu’il lui serait difficile de laisser le livre là. Surtout quand elle s’est mise à rêver à partir de ce poème intitulé Chanson.

Tu m’as dit : « J’ai besoin de toi ».
Pourtant c’est toi la source, moi le caillou;
toi l’arbre, moi l’ombre;
toi le sentier, moi l’herbe foulée.

Moi j’avais soif, j’avais froid, j’étais perdue;
toi tu m’as soutenue, rassurée et cachée dans ton cœur.
Pourquoi donc aurais-tu besoin de moi?

*

La source a besoin de cailloux pour chanter,
l’arbre a besoin de l’ombre pour rafraîchir,
le sentier a besoin de l’herbe foulée pour guider.

Place à une autre grande dame

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La lectrice de Linda Kyser Smith se demandait quel livre j’allais bien laisser à l’intention des lectrices du soir. Et j’ai presque chuchoté les Poèmes de Rina Lasnier. Je ne sais jamais si les gens savent qui elle est, à ma grande tristesse.

Son sourire immédiat a confirmé que j’avais bien choisi. Cette autre grande dame de la littérature de chez nous mérite plus que la place que je vais lui faire ces prochains jours. Elle mérite d’être lue, appréciée, estimée. Elle est plus qu’un nom donné à une bibliothèque. Elle est plus que le nom d’une rue de l’arrondissement Saint-Léonard. Une rue habitée par des gens qui ne savent même pas que ce nom de Rina Lasnier est celui d’une de celles qui a marqué la poésie québécoise… et qui peut-être même ne se sont jamais posé la question.

Ce n’est donc pas un livre que j’ai tiré de ma bibliothèque, mais deux. Lesquels forment la rétrospective de son œuvre jusqu’en 1972. D’autres ont été publiés depuis, entre autres aux Écrits des Forges, par l’éditeur Gaston Bellemare, qui avait pour elle une admiration et une tendresse que peu d’éditeurs ont à l’égard de leurs auteurs. Et qui parlait d’elle avec une telle passion que si vous ne la connaissiez pas, vous aviez dès ses premières phrases envie de vous précipiter sur ses livres.

Puissiez-vous avoir, comme moi, comme lui, comme d’autres, un bonheur à la lire.

Lectures de vacances 72

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C’est sur le lecteur d’Edgbert Cadmus que se terminent les toiles ayant pour thème les vacances. Un lecteur qui commence peut-être les siennes. Qui sait…

Puissent ces trois dimanches vous avoir plu. Je me suis beaucoup amusée à vous les préparer et j’ai rêvé que j’étais en vacances comme tous ces lecteurs… Mon tour viendra!