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Cinquante ans

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Cinquante ans, âge où vivent bien des rêves, âge qui est encore, sinon la fleur de l’âge, l’âge des fleurs. [J.-Donat Dufour]

*toile de Dmitry Petrov

D’âge en âge

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D’âge en âge on ne fait que changer de folie. [Pierre Claude Nivelle de La Chaussée]

*toile de Jules Cavaillès

Ce que dit Radiguet de l’âge

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Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir. [Raymond Radiguet]

*toile de Philippe Gaillard

Vieillir (selon Sainte-Beuve)

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Vieillir est encore le seul moyen qu’on ait trouvé de vivre longtemps. [Charles-Augustin Sainte-Beuve]

*toile de Zulia Gotay de Anderson

Quelque chose en nous

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Il y a toujours quelque chose en nous que l’âge ne mûrit pas. [Jacques-Bénigne Bossuet]

*toile de Ray Harris

C’est le bouquet!

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J’ai eu 47 ans hier. À 2 h 40, précisément. Sincèrement, je ne vois pas vraiment la différence entre 46 et 47. C’est toujours un chiffre. C’est toujours 40 ans et des poussières. Ce n’est plus deux fois 23 mais deux fois 23,5. Juste des chiffres. Puisque mon esprit et mes rêves ont souvent 17 ans et mes jambes 88.

Mais un anniversaire, n’est-ce pas l’occasion de méditer sur l’âge et d’offrir des fleurs? C’est donc des lectrices aux bouquets qui feront ce dimanche au pays de Lali, à commencer par celle de Liza Hirst. Puisse l’odeur des fleurs traverser l’écran!!

Bon dimanche fleuri!

Une rose pour dire merci

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Un de mes objectifs pour mon jour d’anniversaire aura été atteint : réussir une photo. Et c’est à vous tous qui êtes passés me faire vos vœux, qui m’avez téléphoné ou envoyé des messages textes ou des cartes virtuelles, ou qui avez souligné de bien jolie façon l’événement, que je dédie ces roses de ma promenade matinale du 16 août. Puissent-elles servir à vous dire merci.

Les mots de Francis D. 4

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On entre dans certains univers du bout des yeux, du bout des doigts, du bout du cœur. Sans savoir pourquoi. Sans savoir où on va. Mais parce qu’il en est ainsi et que ça ne peut être autrement. C’est ce qui est arrivé à la lectrice peinte par Yehezkel Streichman, ce soir, alors qu’elle est entrée dans La longue course de Francis Dannemark pour s’attarder ici. Précisément.

Toutes ces phrases dites et redites, consignées, remorquant le silence, noyant son sommeil métallique. S’y gravaient d’insaisissables souvenirs, d’improbables projets.

Ce temps où ils comptaient les dodos

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Elle a abandonné son livre pour mieux rêver. Rêver à ce temps où, comme des enfants, ils comptaient les dodos avant les retrouvailles. Pour rêver, aussi, qu’ils le feront encore. La lectrice de Louise Peabody sait que l’amour donne à certains un cœur d’enfant.

Le vent lui aurait semblé moins frais

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Comme elle aurait aimé ce soir ne pas marcher seule et regarder la lune bien pleine, riche de promesses et de souhaits que chacun fait en la regardant. Comme elle aurait aimé dans le doux éclat projeté par celle-ci le regarder et lui dire de vive voix les mots qui ont commencé à s’inscrire sur la feuille, décousus, et qui n’iront peut-être jamais jusqu’à lui. Comme elle aurait aimé la chaleur de son corps pressé contre le sien dans la nuit tiède. Sa bouche se collant à ses lèvres avec appétit. Le vent lui aurait semblé moins frais.

*toile de Reilee Bach