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que des rimes pour tout se dire

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prisonniers de vies dont ils ne peuvent se défaire
ils n’ont que les mots pour s’appartenir
que des rimes pour tout se dire
même l’odeur de la mer
quand la nuit tombe sur elle
et qu’ils voudraient des ailes
pour se retrouver
pour un seul baiser
pour l’éternité

(juillet 2008)

*toiles de Romeo Mesisca

C’était donc elle…

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C’était donc elle qui avait subtilisé le recueil de Francis Dannemark intitulé La longue course que je m’apprêtais à lire et que je ne trouvais plus dans mes piles. La lectrice de Peter Meessen m’a signifié que je retrouverais mon livre quand elle en aurait fini. Elle a ajouté, de plus, que je devrais aussi le laisser aux lectrices du soir, éventuellement. Puis elle m’a lu ceci à voix haute :

Knowledge

Tout ce que nous savons
et tout ce que nous croyons savoir.
Toutes les choses que nous avons faites
et celles que nous ferons et celles
que nous ne ferons pas.

Combien de tiroirs faudrait-il? Combien de livres,
de budgets, de bilans, de projets,
de rêves possibles et impossibles?

Mais les mêmes dix doigts suffisent pour écrire et
pour compter, pour montrer la route qui se divise
et le chemin qu’il faut emprunter.
Les mêmes dix doigts suffisent pour serrer une main,
entourer votre épaule,
caresser ton visage.

Là où rien n’est vrai

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Ce n’est pas fait pour être vrai, les histoires, c’est fait pour être raconté. (Jacques Savoie)

Et c’est probablement ce que se dit la lectrice de Lily Pang, elle qui invente ce qui n’est pas écrit, elle qui donne des traits physiques aux personnages qui n’en ont pas, elle qui invente des histoires à partir de ce qu’elle voit de sa fenêtre ou en marchant dans la rue. Elle qui ne sait faire que ça, inventer des histoires, pour colorer sa vie, pour vivre toutes ces vies dans lesquelles elle se glisse. Là où rien n’est vrai, mais où, sûrement, tout l’est aussi.

Quelques fleurs dans la lumière

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Comme ça ne s’arrange décidéement pas et que le ciel est d’un gris presque d’automne, je vais ajouter quelques fleurs dans la lumière signées Denise pour que continuer à rêver. Pas d’opposition?

Plutôt que de regarder par la fenêtre

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C’était hier après-midi. Il faisait un soleil magnifique qui n’a rien à voir avec la pluie qui tombe en ce moment. Je n’étais pas allée très loin. Juste au bureau de location, au bout de la rue. J’avais même hésité à prendre mon appareil avec moi, alors qu’elles m’attendaient, juste devant le bureau. Et je vais les contempler encore et encore plutôt que de regarder par la fenêtre.

Piles complices

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Il y a dans les piles de l’artiste australienne Katherine Hattam quelque chose qui me fait sourire, qui me ramène à moi et à mes innombrables piles. Sans lesquelles je ne peux pas vivre. Piles amies, piles complices, piles invitantes.

Pour vous souhaiter un bon samedi

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Juste pour vous souhaiter un bon samedi en direct de Montréal, où les fleurs se sont passé le mot pour enjoliver mon quotidien… et le vôtre.

Dans l’ambiance de la toile

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Visiblement, la lectrice de Chaim Israeli a décidé de se mettre dans l’ambiance pour écrire à partir de la toile de la semaine. Espérons seulement qu’elle ne se laissera pas emporter par sa lecture au point d’oublier d’écrire…

Année exceptionnelle

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J’ai encore entendu aujourd’hui à la radio que nous avions une année exceptionnelle pour les fleurs, ici comme en Europe. Quand je vois celles photographiées par Denise, je me dis que pour une fois, on ne raconte pas que des bêtises sur les ondes!

Elle essaiera

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Un jour, quand elle avait l’âge de la lectrice de Noah Yoder, elle avait écrit une longue lettre d’excuse à ses parents sur son plus beau papier à lettres, celui avec de fines roses offert par sa grand-tante. Une longue lettre de sa fine écriture tellement penchée vers la droite que les lettres étaient presque couchées. Elle avait tant de choses à leur dire. Des choses auxquelles elle pense encore aujourd’hui. Ce sentiment qu’elle ne serait jamais à la hauteur de ce qu’ils attendaient d’elle, qu’elle ne serait jamais la petite fille parfaite qu’ils méritaient même si elle s’appliquait du mieux qu’elle le pouvait.

Il y aurait toujours un coin qui retrousserait. Une blouse mal boutonnée ou une mauvaise note en anglais. Quelque chose qui ferait qu’ils seraient moins fiers d’elle. Et elle s’était excusée de tout le temps les décevoir. De ne pas être à la hauteur de ce qu’ils souhaitaient.

Le serait-elle un jour? Elle n’en est pas certaine. Mais elle essaiera. Toute sa vie durant.