Les lecteurs d’Arne Westerman ne vivent ensemble que quelques semaines par année. Retenus par leurs obligations ailleurs. Elle complètement à l’est du pays, lui à l’extrême ouest. Et chaque fois qu’ils se retrouvent, il y a cette journée de flottement, où ils sont à tour de rôle plongés dans cette espèce de décalage des fuseaux horaires et du bonheur retrouvé. Si bien que la première journée, qu’ils soient dans l’est ou dans l’ouest, il y en a un des deux qui regarde l’autre dormir. Une heure ou deux.
Courte sieste de laquelle ils émergeront chacun leur tour pour entendre ces mots : J’aime te regarder dormir.
















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