Elle peut rester longtemps sans bouger, sans même prononcer un mot. Mais il sait qu’elle est là. Tout près. À respirer le même air que lui. À attendre qu’il lui fasse lire quelques lignes ou quelques pages, qu’il lui demande son avis. Et il peut rester là longtemps à gratter le papier, à ouvrir un dictionnaire, à chercher cette phrase qui n’arrive pas à se former.
Ce n’est que quand elle quitte la pièce que l’écrivain de Robert Heriot Westwater qu’il est perdu.

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Et il lui demandera de lire quelques lignes. Et il sera surpris qu’elle s’étonne, qu’elle laisse échapper quelques fines larmes, et le regarde tendrement. Et il sera surpris de lire dans ses yeux la justesse de ses mots. Et il sera heureux d’un baiser qu’elle lui déposera sur les lèvres comme dernière réponse. Quelquefois, elle l’entoure de ses bras. Heureuse. Terriblement heureuse.
Ce tableau est troublant. En le voyant j’ai immédiatement pensé à l’un de mes lecteurs, un vieux monsieur pour qui j’ai beaucoup de respect et d’admiration!