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Comme on naît à la vie

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Et peu à peu, la nuit se dépose sur le corps de la lectrice de Dolores Boettcher. Une nuit chaude et moite. Une nuit qui ramène à sa mémoire d’autres nuits. Des nuits qu’elle n’oubliera jamais. Des nuits de tendresse où l’amour les soudait l’un à l’autre. Des nuits d’une autre saison où l’humidité était moins lourde. Des nuits que ni l’un ni l’autre n’effaceront jamais. Et qui les portent de saison en saison comme on naît à la vie.

Je fais de mon mieux!

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Est-ce que je passe trop de temps dans les livres ou devant mon écran? Est-ce qu’il n’y a pas ailleurs une vie à laquelle je ne participe pas? C’est fort possible. Mais je ne me poserai pas cette question. Je suis bien dans cette vie qui est la mienne. Je ne dérange personne. Je ne fais pas de bruit. Je marche pieds nus. Et j’ai mis plein d’épingles dans mes cheveux.

Or, n’a pas la grâce de la lectrice d’Emil Orlik qui veut, mais je fais de mon mieux!

Les tournesols de Denise

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Quel joli cadeau que ce « reportage » de Denise racontant pas à pas l’éclosion d’un tournesol. Je n’en dis pas plus, je rêve…

Et le lecteur fermera les yeux

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Mots inutiles sur le papier. Mots qui réveillent ce qu’on voudrait endormi à jamais. Mots qui ouvrent des blessures qui cicatrisent toujours. Mots qu’on ne voudrait pas avoir lus, mais qui sont là. Et cette douleur sourde, mais présente, lancinante, que seule une caresse sur la nuque pourra apaiser.

Juste une caresse. Et le silence pour taire le tourment.

Elle sait.

Elle va bientôt se glisser dans la toile d’Édouard Vuillard et le lecteur fermera les yeux.

Si on peut pavoter ou pas…

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Si cette fleur photographiée par Armando est bien un pavot, nous ne sommes pas trop loin du coquelicot puisqu’il fait partie de la même famille. Et si ce n’est pas un pavot, il me faut absolument le nom de cette jolie fleur. Agnès! Denis! Au secours! Je voudrais savoir de si on peut pavoter ou pas…

Des cartes pour coqueliquer!

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Comme notre amie Géraldine est en vacances et probablement à la chasse aux fleurs et plus spécifiquement à la chasse aux coquelicots, j’aimerais simplement dire ici que je pense à elle en déposant ces si jolies cartes de sa fabrication. Nous pourrons donc coqueliquer encore cette semaine!

Pendant des jours et des jours

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Déposera-t-il pour elle quelques mots qu’elle trouvera à son réveil? Mettra-t-il en rimes quelques mots d’amour pour que sa journée ne soit que tendresse et lumière? La lectrice de Marie-Claude Jacques n’en sait rien. Elle sait seulement que les mots du jour étaient magnifiques et qu’elle peut dormir sur ceux-ci et rêver pendant des jours et des jours…

Les vers de la grande dame 2

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La lectrice de Pamela Chatterton Purdy a eu du mal à choisir. Tous les poèmes d’Anne Hébert lui racontaient les mots qu’elle avait envie de lire, tous les mots qu’elle attendait, tous les mots qui lui parlaient. Elle a retenu Amour.

Toi, chair de ma chair, matin, midi, nuit, toutes mes heures et mes saisons ensemble,

Toi, sang de mon sang, toutes mes fontaines, la mer et mes larmes jaillissantes,

Toi, les colonnes de ma maison, mes os, l’arbre de ma vie, le mât de mes voiles et tout le voyage au plus profond de moi,

Toi, nerf de mes nerfs, mes plus beaux bouquets de joie, toutes couleurs éclatées,

Toi, souffle de mon souffle, vents et tempêtes, le grand air de ce monde me soulève comme une ville de toile,

Toi, cœur de mes yeux, le plus large regard, la plus riche moisson de villes et d’espaces, du bout de l’horizon ramenés,

Toi, le goût du monde, toi, l’odeur des chemins mouillés, ciels et marées sur le sable confondus,

Toi, corps de mon corps, ma terre, toutes mes forêts, l’univers chavire entre mes bras,

Toi, la vigne et le fruit, toi, le vin et l’eau, le pain et la table, communion et connaissance aux portes de la mort,

Toi, ma vie, ma vie qui se desserre, fuit d’un pas léger sur la ligne de l’aube, toi, l’instant et mes bras dénoués,

Toi, le mystère repris, toi, mon doux visage étranger, et le cœur qui se lamente dans mes veines comme une blessure.

C’était elle

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Elle se souvient de cet ailleurs aux parfums de soleil et aux couleurs de vagues qui s’éternisent. C’était elle dans la toile de ce jour de printemps teinté d’amour. C’était elle dans un matin de coquillages et de vent. C’était elle marchant sur le sable dans lequel ses pieds s’enfonçaient. C’était elle sur cette falaise où des goélands amoureux regardaient la mer. C’était elle dans cette nuit où elle s’endormait contre lui.

La lectrice de Didier Lourenço est entrée dans le livre des souvenirs qui est peut-être le livre de demain.

Jolis spécimens

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Les trous dans les rues ne sont pas réparés, bien des trottoirs présentent eux aussi des trous, mais les bandes séparant les voies de certains boulevards sont magnifiquement entretenues. Donc, si je ne me prends pas les pieds dans une quelconque crevasse, je pourrai continuer à prendre quelques spécimens en photo… Ceux-ci me font planer!