Mots inutiles sur le papier. Mots qui réveillent ce qu’on voudrait endormi à jamais. Mots qui ouvrent des blessures qui cicatrisent toujours. Mots qu’on ne voudrait pas avoir lus, mais qui sont là. Et cette douleur sourde, mais présente, lancinante, que seule une caresse sur la nuque pourra apaiser.
Juste une caresse. Et le silence pour taire le tourment.
Elle sait.
Elle va bientôt se glisser dans la toile d’Édouard Vuillard et le lecteur fermera les yeux.

3 réponses
« Du silence naît tout ce qui vit et dure ; car c’est le silence qui nous relie à l’univers, à l’infini, il est la racine de l’existence et par là l’équilibre de la vie. »
(Yehudi Menuhin)
Très belle réflexion, Lali ! Elle m’a emmenée loin ce matin… 🙂
En écho, en guise de remerciement :
Une page lente à s’ouvrir.
Une autre langue plus dense
vagabonde entre les blancs.
Sarabande sur le clavier
les signes se dérobent.
Ta main palpe
s’affole.
Tu plonges vers l’intime.
Tu ne crains
ni troubles ni boues profondes.
Ta main veut dominer
tes doigts déclinent un chant
où sève et sang s’enivrent.
Des mots s’éveillent
denses
telle une forêt primitive.
Tu touches l’insaisissable
peut-être…
Tes mots du coeur me touchent Agnès!