Quand j’ai lu l’histoire d’Ida Maze, qu’on peut voir ici dessinée par Rita Briansky, j’ai immédiatement pensé à BelleSahi, la conteuse d’histoires. C’est donc à elle que je dédie cette lectrice.
Quand j’ai lu l’histoire d’Ida Maze, qu’on peut voir ici dessinée par Rita Briansky, j’ai immédiatement pensé à BelleSahi, la conteuse d’histoires. C’est donc à elle que je dédie cette lectrice.
Je sais que je vous parle régulièrement du bonheur des samedis matins, bonheur à nul autre pareil. Bonheur qui m’émerveille, puisque pendant plus de vingt ans de ma vie, je ne l’ai pas connu. Bonheur que je déguste. Que je savoure au même titre que mon café, que l’hebdomadaire du jeudi, que le pain frais, les croissants ou les fruits, selon le goût du jour.
Bonheur dont je ne me lasse pas, qui n’est pas sans rappeler celui de la lectrice de Karen Kinser.
Il quittait il y a une semaine l’Algarve et ses champs couverts de coquelicots. Mais Denise en a déniché un en Suisse juste pour lui. C’est donc avec plaisir que je l’offre à Armando, tel qu’elle me l’a demandé.
Il était en fleurs, magnifique dans le soleil du milieu de l’après-midi, hier. Si bien que je n’ai pu m’empêcher de le prendre en photo. Je ne m’aventurerai pas à dire de quel essence il s’agit, vous avez compris que pour les fleurs et les arbres, en dehors des tulipes, des jonquilles, des lilas, des roses, des coquelicots rouges et des hortensias, je ne suis vraiment pas douée. Mais je suis certaine que quelqu’un saura donner un nom plus savant à cet arbre en dehors de magnifique.
Y aurait-il chez la lectrice de Pavel Tyryshkin tous ces oiseaux qui chantent qu’il y a chez moi et qui expliqueraient pourquoi elle est debout de si bon matin? Peut-être même y a-t-il un nid juste là, pas loin, et qu’elle le sait à voir les allers et venues d’une maman sans pour autant discerner un seul détail d’un nid?
C’est au tour de la lectrice de Margaret Dyer de tourner les pages de Matière solaire. Jour qu’elle attendait depuis que la première lectrice avait laissé le livre ouvert. C’était pour elle la plus belle des invitations. Mais elle a su attendre « son » jour. Être patiente pour un grand plus bonheur. Et elle a choisi pour nous quelques vers du grand poète.
Que reste-t-il des amoureux instruments
de l’automne? Je t’ai vu mordre la tristesse,
elle était amère, l’air tremblait.
Là où n’éclate pas le désir,
où la flamme ne se mesure pas à la flamme,
comment parler du suc
ou du soleil de la bouche et des oranges?
N’appelle pas pierre vive ce qui ne
supporte même pas le poids de l’air,
ne donne pas mon nom
au dernier crépuscule du regard.
combien de livres ai-je lus
qui parlaient de ce feu ardent
qui m’anime à présent
alors que je ne m’y attendais plus?
combien de pages ai-je tournées
qui racontaient l’amour qui consume
le désir fou des soirs de brume
devant lesquelles je restais galvanisée?
combien de romans ai-je traversés
qui disaient la passion
qui maintenant a un prénom
parce qu’à deux nous apprenons le verbe aimer
dans sa totalité
dans son unique indivisibilité?
(décembre 2007)
*toile de Gagik Manoukian
Je peux rester des heures assise devant cet écran. Des heures et des heures. Je l’ai beaucoup fait ces derniers soirs. Parce que j’avais une fringale de nouvelles toiles, de sculptures et de dessins représentant ceux et celles qui lisent, celles et ceux qui écrivent ou leurs décors. Et pourtant, ce n’est pas faute de ne pas déjà avoir en réserve ce qu’il faut pour alimenter ce blog pendant dix ans.
Mais il me vient parfois cet incroyable appétit que seules mes recherches peuvent nourrir. Des recherches qui m’emmènent dans toutes les époques, dans tous les pays, vers tous les styles et les différentes écoles. Pour mon ravissement et je l’espère, le vôtre…
Et c’est ainsi que la lectrice de Jane Parkes est arrivée chez moi. Toute colorée. Si bien que j’ai eu envie de la partager tout de suite avec vous.
Il y a beau y avoir foule au parc, comme certains après-midi de printemps et d’été, rien n’empêchera la lectrice d’Ivan Vityuk de s’adonner à ce qu’elle préfère. Et plongée dans son roman, elle n’entend rien, ne voit rien de l’agiatation autour d’elle. Et curieusement, elle me fait penser à moi…
Moins fleuris, mais tout aussi colorés, les murs de la rue Duluth sont prêts eux aussi à faire la fête. Mais à quelle fête se préparent donc tous ces murs?
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