

Tandis qu’elle va de la fenêtre au lit, emportant avec elle un livre qui lui vient de lui, elle pense au bonheur. Au bonheur qu’il lui donne. Au bonheur qu’elle espère être en mesure de lui donner. Parce qu’elle a beaucoup lu. Trop?
Dans tous ces livres, dans toutes les histoires revient ce bonheur qui vient de l’autre. Ce bonheur qu’on a à être heureux avec l’autre. Ce bonheur qu’on voudrait être pour l’autre. Ou même, cette affirmation qu’un jour, nous sommes en mesure de faire le bonheur de quelqu’un.
Et pour la première fois, la lectrice de Jean Puy croit à tout ce qu’elle a lu sur le bonheur. À un point tel que son cœur se remplit d’un tel bonheur à cette perspective que ses larmes jaillissent et coulent sur les pages du livre.
Le bonheur, l’immense bonheur, l’assurance du bonheur, font parfois de ces choses qui, de l’extérieur, peuvent donner une autre image. Les larmes ne sont pas que tristesse. Les larmes sont bonheur. Elles lavent les plaies, les doutes et les peurs d’autres époques. Elles éclairent le regard et le rendent plus brillant. Les larmes font d’elle une vivante au pays du bonheur.
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