Toujours ensemble, ta main toujours assez proche pour être prise; comme j’ai besoin de ta présence, comme je suis abandonnée sans elle, depuis que je te connais! ta présence est, crois-moi, le seul rêve que je rêve, il n’en est pas d’autre! [ Kafka, Franz ]
Elle savait bien qu’elle avait copié cette phrase un jour. Il y a très longtemps. Immensément longtemps. Les yeux rêveurs. En se disant qu’elle ne serait jamais en mesure de dire ces mots à quiconque, parce que personne ne prendrait jamais sa main.
Mais elle n’avait jamais oublié la phrase. Elle ne l’avait qu’un peu déformée.
Et maintenant que la main existe, la lectrice d’Anne Bernhardi ne voulait qu’une chose : retouver les mots. Bien disposés. Intacts. Justes. Et les transcrire de sa main pour les glisser dans la main de celui qui serre désormais la sienne.

Une réponse
Il faut croire en ces moments car tôt ou tard, ils arrivent…