Commentaires récents
Admin:
Archives:
Du gingembre pour le bonheur des papilles

gingembre

Il me semble avoir toujours connu et aimé le gingembre, qu’il a toujours fait partie de ma vie, si bien que je ne me rappelle pas de pan de ma vie sans ce goût. Biscuits au gingembre, thé au gingembre, poulet au gingembre, chocolat au gingembre, il me semble que ce goût a toujours été présent. Pas quotidiennement. Mais ponctuellement. Mais avec la trouvaille que j’ai faite dimanche, du gingembre cristallisé, je crois bien que je vais devenir tout à fait accro et ne plus pouvoir m’en passer… Si vous ne connaissez pas, précipitez-vous, vos papilles vont être absolument et totalement conquises!

Congé forcé

tesouro

On nous a retournés chez nous. On appelle cela une faille dans le système, puisque dès 6h45 il avait été décrété que le bureau était fermé parce que les routes étaient terriblement encombrées et surtout, parce que nous n’avions pas d’électricité. Donc, pas de chauffage, pas d’accès aux lignes téléphoniques, pas d’ordinateur qui fonctionne. Impossible de travailler dans ces conditions. Le hic, c’est que certains ont été prévenus alors que d’autres ont été oubliés et ont traversé la ville pour se rendre sur les lieux. J’ai au moins l’avantage de vivre à proximité de mon lieu de travail, mais je me suis tout de même rendue à destination pour qu’on ne dise de retourner à la maison… Ce n’est pas si grave. Mais avoir pu rester au chaud sans affronter la tempête m’aurait davantage convenu!

Tout ça pour dire que me voilà confrontée à un congé forcé… Je pourrai donc passer de longues heures devant mon écran, au pays de Lali ou ailleurs, à écrire ou à lire, comme le fait avec grand bonheur la lectrice d’Eugenio Tesouro. Au chaud. Même si j’entends le vent siffler en rafales continues. Je trouverai bien quelque musique pour gommer le sifflement. Et sûrement quelques livres dans lesquels glaner, ce qui fera que je n’y penserai plus. Ou presque plus.

Ce que mots vous inspirent 19

bell 4

La vie est un rêve, c’est le réveil qui nous tue.[ Virginia Woolf ]

Que vous inspire la phrase de Virginia Woolf? Avez-vous envie d’en discuter avec votre entourage ou une amie, comme ça semble être le cas pour les personnages peints par Vanessa Bell, la sœur aînée de Virginia Woolf, ou avez-vous tout de suite une idée?

Vous avez le temps! Les commentaires pour Ce que mots vous inspirent ne seront validés que dans une semaine. Comme ça a été le cas pour ceux sur la citation de Victor Hugo que je vous ai offerte il y a une semaine et que vous pouvez désormais lire.

La catégorie Ce que mots vous inspirent peut vous souffler quelques vers, vous donner le goût de répondre à la citation. Mais si la toile vous parle davantage que les mots, allez-y. Le pays de Lali est avant tout celui de la liberté.

Longuement, lentement, tendrement

katrin_b

Elle aime tellement les livres qu’il lui faut d’abord les caresser longuement avant de les ouvrir. Comme si ce geste servait à remercier les artisans qui ont fabriqué cet objet à partir de mots, de simples mots, pour faire de ces mots des objets éternels, vivants et hors du temps. C’est son rituel. La lectrice de Katrin Budig ne peut y échapper. Il lui faut palper la couverture du bout des doigts. Longuement, lentement, tendrement.

La lectrice aux oiseaux

martin_cook

Et plus j’écoute les prévisions météorologiques, plus j’ai envie de me réfugier dans des toiles où il fait bon l’été, la lecture dehors, les oiseaux, les ciels cléments. Parce que, bien entendu, les météorologues ou présentateurs de mauvaises nouvelles ont cet art de dramatiser le moindre flocon, comme s’ils avaient étudié le théâtre auprès des tragédiens grecs. Si bien qu’à les écouter, personne ne sortira demain, les bureaux seront tous fermés et la ville de Montréal sera enlisée. Paralysée, même. Je préfère ne pas y penser. On verra demain. Pour le moment, je vais rester dans la toile de Martin Cook et rêver aux oiseaux.

Regard tendre

avery8

avery7

avery 9

avery 2

avery 6

avery 5avery 3
avery 4avery 1

J’aime qu’un artiste revienne ponctuellement revisiter des sujets qu’il connaît pour les regarder d’un autre œil. Comme l’a fait Milton Avery, intéressé par ceux et celles qui lisent ou qui écrivent, et sur lesquels il a posé un regard tendre. Ému. Sans faire de bruit. Juste pour retenir sur la toile la concentration de ses personnages.

Trace de vie

230228

Une petite trace de vie ferait mon bonheur. Juste une. Une seule. Comme en a trouvé une Denise la semaine dernière. Une trace d’une vie à la fois passée et en devenir. Une trace d’espoir. Mais il y a tellement de neige accumulée que si la vie se cache quelque part, il me sera plutôt difficile de la voir… hélas.

Pour ne surtout pas penser à ce dicton

judith_d

Elle a regardé dehors et ça lui a enlevé toute envie de sortir. Comme si au blanc qui ne la séduit plus, comme c’était le cas au début de l’hiver, il fallait ce matin que s’ajoute du verglas qui se transformera en pluie durant l’après-midi. Trop, c’est trop! Et la lectrice de Judith D’Agostino a ouvert un livre. Pour ne pas trop regarder dehors. Pour ne pas penser que dans une heure il lui faudra affronter tout ça. Et que si le 3 fait le mois… Non, non, il ne faut surtout pas penser à ce dicton! Chut!

Sans les lire

ian_d1

Combien de fois nous arrive-t-il de continuer à lire parce qu’on veut absolument connaître le dénouement alors que visiblement notre corps ne suit plus? Plus souvent qu’on ne se l’avoue, je crois. Plus souvent que ne se l’avoue la lectrice d’Ian Darragh. C’est quand elle reprendra son livre demain qu’elle se rendra compte qu’elle a parcouru au moins une dizaine de pages sans s’en rendre compte et qu’il lui faudra retourner là, exactement là, à ce moment où elle aurait dû aller se coucher plutôt que de continuer à voir les mots sans les lire.

Elle finira bien par finir son chapitre

bastanjoo

Elle a l’air si plongée dans son roman qu’ils n’osent pas l’aborder de peur de la troubler. De plus, elle a l’air si heureuse dans son monde et ils ne l’ont pas vue ainsi depuis tellement longtemps que les amis de la lectrice de Bastanjoo la regardent sans rien dire. Et même, se regardent l’un l’autre et se taisent. Leur amie semble si paisible. Tellement dans sa bulle. Ils n’ont vraiment pas envie de la déranger. Elle finira bien par finir son chapitre. Et sûrement qu’à ce moment-là elle lèvera les yeux et qu’elle regardera l’heure et les cherchera des yeux. Ils seront là, sur un autre banc. À la regarder. À sourire de la voir si heureuse.