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La lectrice qui est un livre ouvert

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La lectrice de Jacob Ochtervelt ne semble pas tout à fait convaincue que le choix de son amoureux soit très judicieux à voir la tête qu’elle fait. À moins qu’elle n’ait déjà lu ce livre et qu’elle ne sache pas trop comment le lui dire? Mais il y a visiblement un malaise, car elle est de celles qui ne savent pas cacher leurs émotions.

Vaut-il mieux les cacher? Vaut-il mieux se taire pour ne pas blesser? Elle a bien essayé déjà, mais elle est tellement un livre ouvert que quand elle tente de se rattraper, il est bien évident pour qui la connaît qu’elle a, justement, tenté d’effacer la déception apparue sur son visage à peine quelques secondes, mais que ça ne marche pas.

Curieusement, ça me rappelle quelqu’un. Une qui, un jour de Noël, a redonné le joli chemisier à qui le lui avait offert. Il ne lui allait vraiment pas et plutôt que de faire semblant, elle a carrément dit à sa sœur que le gris du vêtement irait beaucoup mieux à une blonde qu’à une fille aux cheveux foncés parsemés de gris. Bien entendu que la fille de l’histoire, c’était Lali. Je suis incapable de dissimuler mes sentiments… Et la scène que je vois ici ne risque pas de se produire. Un seul homme m’a offert des livres. Et je les ai aimés.

Röstis d’un dimanche ensoleillé

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Je vous avais mentionné il y a un peu plus d’un an que La Grand-Mère Poule est une de mes lieux de prédilection. Mais je ne vous avais pas encore parlé de ses röstis, cette galette à base de pommes de terre originaire de la Suisse alémanique. C’est la spécialité de la maison. Qu’ils soient préparés à la norvégienne avec du saumon fumé, à la normande avec du jambon, à la madrilène avec du chorizo grillé ou à la genevoise avec du bacon, des épinards et du fromage suisse (mon choix du jour), les röstis de La Grand-Mère Poule sont un régal pour l’œil et le palais. Je salive encore, rien qu’en regardant la photo. Quelle gourmande je fais!

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C’est chaque fois un bonheur de lire ce que vous avez écrit pour En vos mots. Je ne me lasse pas de la richesse de votre imagination, de vos façons toutes différentes de (res)sentir la toile et la raconter en vos mots. Et curieusement, et c’est là une chose absolument fascinante, les deux fidèles qui n’ont jamais raté un dimanche depuis le début de cette aventure, Flairjoy et Armando, sans raconter la même chose, ont tous les deux écrit en vers en faisant un joli clin d’œil à un de mes livres préférés pour raconter la toile de Jean-Louis Toutain.

Et il n’en aurait peut-être pas été ainsi si les commentaires avaient été validés au fur et à mesure plutôt qu’aujourd’hui alors qu’il est l’heure de vous offrir une nouvelle toile. L’idée n’était donc pas si mauvaise… Je remercie aussi Denise et Reine d’avoir joué le jeu elles aussi avec beaucoup de tendresse, ce qui semble être le fil qui tient ensemble les quatre écrivains inspirés par la toile de dimanche dernier.

Qu’adviendra-t-il de l’eau-forte de Victor Prouvé? Vous livrera-t-elle ses secrets? Aurez-vous envie de vous laisser emporter par les mots en la regardant? C’est ce que nous saurons dans une semaine!

Bon dimanche à tous et à dimanche prochain pour un autre En vos mots.

Une envie d’entrer dans la photo…

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Si je vous dis qu’il va encore tomber de la neige demain et que mercredi ce sera une méga tempête, je crois que vous allez comprendre à quel point j’ai envie d’entrer dans la photo de Géraldine pour me perdre dans ce ciel bleu d’Auvergne et dans les fleurs qui commencent à s’ouvrir… Quelqu’un connaît quelque chose à la télétransportation?

Un beau dimanche

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Bien évidemment que le premier café du jour est pris à cette heure-ci, autant pour la lectrice de Lesley Rich que pour moi. Je la dédie à Caroline de Fenêtres sur la cour qui a déniché quelques nouvelles toiles pour le pays de Lali et qui a donné à mon café devant l’écran encore plus de goût! Ce sera un beau dimanche!

Une Brésilienne prénommée Nana

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Je ne connais à peu près rien à la musique. Ou disons plutôt que je connais un peu la musique. La musique classique, quelques chanteurs francophones, la musique celtique. Et ajoutons que j’ai la chance d’avoir deux très bons profs, mon ami Denis qui m’ouvre à toutes sortes d’horizons et Armando qui s’occupe de ma culture et qui signe chaque semaine sur du bleu dans mes nuages une succulente chronique intitulée Ma semaine en chansons qui me permet de faire de très jolies découvertes.

Pour le reste, je l’ai déjà dit dans un autre billet, je vais au hasard. Et c’est ainsi que des mondes que je ne connaissais pas arrivent à moi. Comme la Brésilienne Nana Caymmi. Bien entendu qu’Armando connaissait quand je lui annoncé toute fière la trouvaille que je venais de faire. Si bien que je suis à peu près certaine que Denis connaît lui aussi la fille de Dorival Caymmi. Donc, messieurs, mon billet n’est pas pour vous!

Puis-je dire aux autres que je suis sous le charme? Que celle qui a enregistré pour la première fois l’année de ma naissance une chanson de son père nous donne avec O mar e o tempo, paru en 2002, un magnifique album que j’ai plusieurs fois écouté en boucle? Que c’est un véritable bonheur, même pour moi qui ne parle pas brésilien (parce que j’ai eu l’idée d’apprendre l’italien plutôt), que de me laisser par sa voix et par la poésie s’en dégage? Si bien que j’ai maintenant envie de découvrir tous les albums de Nana Caymmi. Mais une chose à la fois. C’est comme pour les livres. J’ai là aussi une montagne qui m’attend…

Et bonne nouvelle, Armando m’a aussi appris à insérer une chanson, de telle sorte que vous pouvez vous aussi vous laisser bercer par Saudade da Bahia.

Pour Nana, je crois que ça valait la peine que je passe à l’ère moderne de l’écoute instantanée plutôt que par toutes sortes de liens pour que vous puissiez l’entendre, non?

Nuit blanche à Montréal

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Nuit Blanche à Montréal, annonce le journal qu’est en train de lire la lectrice de Johanna Harmon. Comme il y en a aussi à Paris, à Bruxelles, à Madrid et à Chicago. Avec une foule d’activités. Exactement ce que j’aimais autrefois quand j’habitais au cœur du Plateau Mont-Royal où tout était accessible à pied, ou encore il y a un peu plus de trois ans, du temps où j’avais encore une voiture. De la musique, des conteurs, des expositions, de la danse, des glissades : de tout et pour tous cette nuit à Montréal, jusqu’à un convivial déjeuner à 4 h 30 pour les fêtards de la nuit.

Je fais défiler le programme sur l’écran. 33 pages! C’est vraiment une nuit fabuleuse… et j’avoue que la nuit à la grande bibliothèque me tente un peu…

Reste à voir si j’aurai le courage de sortir ou si je vais une fois de plus préférer rester dans mes quartiers où une jolie montagne de livres m’attend… Tiens, c’est aussi une façon de passer une nuit blanche, non?

Celle qui écoute Dean Martin

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Il y a toujours eu chez la lectrice de Pamela Papas ce véritable amour des mots, ceux des livres comme ceux des chansons. Si bien que quand elle lit, il ne lui faut comme musique d’accompagnement que de la musique sans paroles.

Elle a donc déposé le livre et fermé les yeux pour écouter le grand succès de Dean Martin de 1964 :

Everybody loves somebody sometime
Everybody falls in love somehow
Something in your kiss just told me
(That) My sometime is now

Everybody finds somebody someplace
There’s no telling where love may appear
Something in my heart keeps saying
(That) My someplace is here

If I had it in my power
I’d arrange for every girl to have your charm
Then every minute, every hour
Every boy would find what I’ve found in your arms

Everybody loves somebody sometime
And although my dream was overdue
Your love made it well worth waiting
For someone like you