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Histoires

barthelmes

Il aime sortir pour lire son journal. S’asseoir à un banc et s’imprégner de la vie autour. Les klaxons des voitures, des bribes de conversation, tous ces bruits de la ville. Irremplaçables. Qui donnent à sa lecture une musique de fond pour lui permettre de rêver. Enfin, rêver est un bien grand mot. Ce n’est peut-être pas tout à fait ça.

Le lecteur d’Andrew Barthelmes s’amuse. Il imagine. Il dessine des vies aux regards qu’il croise. Il invente des princes charmants aux demoiselles esseulées, une amoureuse au bout du monde à celui glisse une lettre dans la fente de la boîte, des enfants qui viennent le dimanche à celle qui traverse la rue, un rendez-vous galant à celle guindée qui fait des manières, un gâteau d’anniversaire à celui qui lorgne la vitrine de la pâtisserie, des ailes à l’enfant qui voit son ballon s’envoler.

Et la vie est là. Dans toutes ces histoires qu’il n’écrira peut-être jamais. Mais qui resteront peut-être plus vives dans sa mémoire que celles qu’on lui raconte et qui manquent si souvent de poésie.

Tous ces mots

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Et tous ces mots en lui depuis si longtemps. Tous ces mots qui lui brûlaient les lèvres, qui noircissaient des feuilles de papier, tous ces mots qui ne semblaient destinés à personne.

Jusqu’à ce que le poète d’Anton Raphael Mengs croise sa muse. Qu’il n’en dorme plus. Que les mots jaillissent de lui sans relâche. Des mots auxquels elle s’abreuve. Des mots qui les comblent tous les deux. Des mots que seuls eux peuvent comprendre parfois.

Cette heure du jour

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Toujours cette heure du jour où le silence est si confortable qu’elle n’a pas envie de se lever de sa chaise, même si la nuit est là. Parce qu’il y a tant de choses à lire, tant de choses à écrire, tant de musiques à écouter, tant à apprendre. Et celle qui ne veut pas dormir, peinte par Brigitte Kowaltschuk, sait bien qu’il faudra qu’elle s’y astreigne. Peut-être pas tout de suite. Mais il le faudra.

Les gens comprennent les yeux cernés quand on a un amoureux. Mais une nuit à écrire les laisse pantois ou sceptiques.

Un dimanche à Genève

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Il faisait beau ce dimanche-là. Des peintres étaient dehors. Des chevalets et des palettes ici et là. Et le regard de Denise s’est arrêté pour capter leur concentration, pour se gaver de couleurs, pour le plaisir du partage. Il suffisait de quelques clic inspirés.

Prête à braver toutes les saisons

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Elle se dressait dans le ciel du mois d’août, un matin de bonheur. Frêle et si forte. Prête à braver toutes les saisons. Armando l’a vue avant que je ne la remarque. Il voit toujours tout. Je n’avais plus qu’à le regarder la retenir pour l’éternité pour qu’il puisse me l’offrir.

En vos mots 23

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Les toiles illustrant la lecture et ceux et celles qui lisent sont nombreuses. Il n’y a qu’à tourner les pages du grand livre de Lali pour s’en rendre compte. Dans la catégorie Couleurs et textures comme dans En vos mots.

À l’occasion de ce dimanche de la mi-septembre, j’ai eu envie qu’un lecteur soit présent, mais qu’il n’occupe pas tout l’espace. Pour que l’imagination puisse vous guider ailleurs, hors du pays des livres. Mais peut-être ne vous intéresserez-vous qu’au lecteur du tableau de Jirayr Zorthian?

À vous de voir, à vous de vous amuser. La toile est à vous. Pour une semaine. Comme chaque semaine depuis plus de cinq mois.

Comme toutes les toiles, d’ailleurs. Car rien ne vous empêche d’inventer une histoire et de l’ajouter à cele que j’ai imaginée.

Il n’y a pas de règle au pays de Lali. Que du partage.

La mamie

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Elle ne lit pas encore. Elle s’attarde aux images. Elle se laisse bercer par la voix de sa grand-mère. Il n’y a qu’elle qui sache lire les histoires. Les autres sont si paresseux. Ils oublient des personnages, ils négligent des passages, ils tournent les pages trop vite. Les autres ne comprennent rien.

Il n’y a que mamie qui sait que dans les livres de la petite lectrice de Mary Whyte, ce n’est pas ce qui est écrit qui compte, mais bien ce qu’on veut y voir. Et qu’il n’y a de plus grand bonheur que de dessiner un sourire sur le visage d’un enfant.

Ça s’appelle le bonheur

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Et un matin, quand la lumière est hésitante, on se rend compte que le café ne goûtera plus jamais pareil, que les chansons d’amour ont été écrites pour soi, que les mots qu’on lit prennent soudain un nouveau sens et qu’on ressemble à lectrice de Joseph Lorusso. Et que tout ça, ça s’appelle le bonheur.

Plus que quelques heures

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La semaine tire à sa fin. Plus que quelques heures et je retrouverai mon antre. Plus que quelques heures et je me retrouverai dans la peau de celle peinte par August Macke, assise à mon bureau, à rêver, à écrire quelques billets, à me laisser gagner par mes souvenirs, à inventer des vies à des personnages, à trier mes photos.

Plus que quelques heures de traduction, de révision, avant que je n’entre me terrer dans mon univers. Là où il fait bon la musique, les mots et le café.

Fière et magnifique dans la lumière du jour

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Alors que d’autres se sont éparpillées en flocons dans le ciel depuis longtemps, celle-ci tient bon. Contre tous les vents. Contre toutes les tempêtes. Fière et magnifique dans la lumière du jour. Une fleur qui n’en est plus à ses premières heures. Sur qui le temps a laissé quelques rides. Mais si peu. Juste assez pour attendrir Denise qui passait par là.