Lali

16 septembre 2007

En vos mots 23

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:02

zorthian

Les toiles illustrant la lecture et ceux et celles qui lisent sont nombreuses. Il n’y a qu’à tourner les pages du grand livre de Lali pour s’en rendre compte. Dans la catégorie Couleurs et textures comme dans En vos mots.

À l’occasion de ce dimanche de la mi-septembre, j’ai eu envie qu’un lecteur soit présent, mais qu’il n’occupe pas tout l’espace. Pour que l’imagination puisse vous guider ailleurs, hors du pays des livres. Mais peut-être ne vous intéresserez-vous qu’au lecteur du tableau de Jirayr Zorthian?

À vous de voir, à vous de vous amuser. La toile est à vous. Pour une semaine. Comme chaque semaine depuis plus de cinq mois.

Comme toutes les toiles, d’ailleurs. Car rien ne vous empêche d’inventer une histoire et de l’ajouter à cele que j’ai imaginée.

Il n’y a pas de règle au pays de Lali. Que du partage.

4 Comments »

  1. LA DAME AU CHAPEAU

    Parmi la faune de la rue
    Se promène la dame au chapeau;
    Elle passe pour une inconnue,
    Incognito.

    Et puis rentrée à la maison,
    Elle écrit tout ce qu’elle a vu:
    Un gros monsieur au chapeau rond
    Et deux intrus.

    Mais le sujet le plus tentant
    C’est l’homme à l’esgourde en saillie;
    Il sera héros de son roman:
    « L’oreille de Louis ».

    Flairjoy

    Commentaire by Flairjoy — 17 septembre 2007 @ 9:17

  2. Destins croisés.

    Pas un n’est là
    Il ne lit pas. Loin du présent ses yeux s’interrogent sur ce qui a pu leur arriver.
    Comment ont-ils vécu ces dernières minutes ? Ont-ils pensé à lui ?
    Elle ne voit pas l’homme qu’elle croise. Son regard fuit vers celui qui est parti et dont elle entend encore la voix. Comme lui, elle n’est plus de ce monde.
    Il jette un regard en arrière comme s’il voulait retourner là d’où il vient, mais il sait que c’est définitif. Il part pour d’autres cieux.
    Elle court, il est peut-être encore temps, on ne sait jamais…
    Il est décidé à dire la vérité.

    Au même instant dans ce même lieu
    Mais pas un n’est là.

    Commentaire by Reine — 18 septembre 2007 @ 16:36

  3. Quand les regards se croisent…

    Deux yeux, deux prunelles donnés comme un cadeau,
    Pour voir le monde, la nature, les êtres,
    Deux mirettes, deux globes oculaires soit laids, soit beaux,
    Au pouvoir de transmettre.

    Nous les possédons, nous nous en servons,
    Pourtant rares sont les fois où,
    Les regards distants se croisent
    A nous rendre complètement fous

    Quand les regards s’appuient,
    Quand les regards se croisent,
    Se passe alors une douce chimie,
    Comme de la craie sur une ardoise

    Deux regards qui se croisent,
    C’est le départ de nos rêves éveillés,
    Une imagination galopante sans noises
    Un gigantesque espoir qui naît

    Quand les regards qui se croisent
    Commencent à nous bouleverser,
    On est prêt à l’abandon d’une vie bourgeoise,
    On est prêt à tout recommencer

    Quand les regards subsistent,
    C’est nos pensées qui se transportent,
    La télépathie controversée existe,
    Grandes ouvertes sont nos portes

    La réceptrice de mon regard sait alors,
    Ce que sont mes rêves éveillés,
    Sans mot dire, c’est beaucoup plus fort,
    Que tout ce que je pouvais espérer

    Quand son regard s’appuie sur le mien,
    Mes pensées s’envolent vers elle,
    Les siennes se déposent, comme du bien,
    En plein centre de ma cervelle

    Ces regards de quelques secondes
    S’achèvent dès que chacun de nous,
    Reprend conscience de la réalité de ce monde
    Lorsque nos partenaires nous hèlent d’un : « Mon chou …»

    Les regards se déconnectent,
    Ils se dévient rapidement,
    Les regards lumineux d’intensité se baissent,
    La vie reprend son cours inlassablement…

    « Lowell Poete »

    Commentaire by Denise Rossetti — 20 septembre 2007 @ 15:23

  4. Le vieux monsieur au chapeau melon, avait, depuis un moment, posé les yeux sur ce couple improbable. ls ressemblaient à tous ces couples déchirés par l’amour qui les renvoyait l’un vers l’autre comme un aimant puissant de vie et de chaleur.

    Elle avait les yeux si lumineux. Comme si elle venait soudain de découvrir que tous les amours d’avant lui, étaient des trompe-l’œil. Des bribes de tendresse auxquels elle a voulu s’accrocher pour exister.

    Ils se sont croisés au hasard des deux morceaux de temps qui se croisent et s’attardent l’un sur l’autre, sans savoir qu’il s s’aiment pendent longtemps et qu’un jour, le silence n’est plus le même. Il y a eu entre deux silences un frisson. Et puis le monde a tremblé. Et ils savent que désormais l’horloge de leur existence ne tournera plus pareil.

    Et ils s’aiment en silence. Pour ne pas de blessures. Parce que c’est trop tard ou bien encore trop tôt. Ils ne savent rien eux-mêmes. Juste qu’ils s’aiment. Rien d’autre. Et qu’ils voudraient vivre leur amour pour toujours.

    Le vieux monsieur au chapeau melon s’est souvenu d’un temps où il était amoureux. Il a regardé ce jeune couple avec tendresse. Il connaissait la bêtise et la jalousie du monde. Le bonheur des uns agace souvent les autres. Il connaissait ces gens qui épient et se mêlent de ce que le regarde pas. De la vie des autres. Sans doute de peur de vivre la leur. Ou parce que la leur n’avait qu’un intérêt à travers la vie des autres.

    Le vieux monsieur au chapeau melon savait de la folie des autres, à condamner ces amours différents que leur morale réprouve. Alors que l’amour et la morale sont des frères souvent inconnus.

    Il savait tous ces déserts d’intolérance, tous ces mots qui blessent, toutes ces nuits solitaires qu’ils devraient connaître. Il savait qu’elle serait damnée, en silence. Dans un silence qui fait mal. Qui détruit.

    Le vieux monsieur au chapeau melon savait tout ça. Il savait aussi que les amours qu’on sépare sont les plus forts. Sont ceux qui s’accrochent parce qu’ils n’ont plus rien d’autre. Ils n’ont plus rien à perdre. Parce qu’ils ne demandent rien d’autre. Parce qu’ils se trouvent seuls au monde. Parce qu’ils n’ont qu’eux. Parce qu’ils s’aiment.

    Le vieux monsieur au chapeau melon a regardé longuement ce couple improbable. Il s’avait qu’être amoureux est comme le printemps de la vie. Tout renaît.

    Commentaire by Armando — 22 septembre 2007 @ 22:48

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