
Il aime sortir pour lire son journal. S’asseoir à un banc et s’imprégner de la vie autour. Les klaxons des voitures, des bribes de conversation, tous ces bruits de la ville. Irremplaçables. Qui donnent à sa lecture une musique de fond pour lui permettre de rêver. Enfin, rêver est un bien grand mot. Ce n’est peut-être pas tout à fait ça.
Le lecteur d’Andrew Barthelmes s’amuse. Il imagine. Il dessine des vies aux regards qu’il croise. Il invente des princes charmants aux demoiselles esseulées, une amoureuse au bout du monde à celui glisse une lettre dans la fente de la boîte, des enfants qui viennent le dimanche à celle qui traverse la rue, un rendez-vous galant à celle guindée qui fait des manières, un gâteau d’anniversaire à celui qui lorgne la vitrine de la pâtisserie, des ailes à l’enfant qui voit son ballon s’envoler.
Et la vie est là. Dans toutes ces histoires qu’il n’écrira peut-être jamais. Mais qui resteront peut-être plus vives dans sa mémoire que celles qu’on lui raconte et qui manquent si souvent de poésie.
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