Admin:
Archives:
juin 2026
D L M M J V S
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  
Le huitième et dernier album

Certains ont reproché au pianiste Alain Lefèvre de se faire un nom en enregistrant certaines pièces du compositeur André Mathieu alors qu’il a, selon ce qu’il affirme et que je veux croire, car je n’ai nulle envie d’entrer dans ce débat, gravé huit CD mettant en vedette Mathieu pour ne pas qu’il sombre dans l’oubli. Le huitième et dernier est sorti au cours de l’automne 2011. Il regroupe Quintette, les quatre mouvements de Chausson et Trio.

Accompagné par le Quatuor Alcan et le violoniste David Lefèvre, voici le pianiste Alain Lefèvre interprétant Trio d’André Mathieu.

Un peu de clarinette

Comme il semble difficile de trouver de quoi me mettre sous la dent dans quelque langue que ce soit afin de vous présenter le clarinettiste japonais Eiji Taniguchi, autant écouter Wave et Lamentos, deux titres tirés de son album The Sweet Sound of Bossa Nova.

Metro Swing

Un peu de jazz manouche, voilà exactement ce dont j’avais besoin pour me donner de l’allant en ce lundi. Pas vous?

Voici donc, du Cook Trio, Metro Swing.

Gentil, mais c’est tout

J’avoue. Je n’ai pas été séduite par le Souchon nouveau. Je ne l’écouterai donc pas en boucle comme je l’ai fait avec C’est déjà ça. Pourtant, À cause d’elles est un joli album, sans prétention. Gentil, quoi. Sans plus. Malgré une reprise d’En sortant de l’école de Prévert des plus sympathiques.

En effet, écoute-t-on un album pour une seule chanson aussi réussie soit-elle? Pas moi.

Un duo inoubliable

Lucie Renaud affirmait avec justesse en 1999, dans un article publié dans La Scena musicale que je vous invite à lire, qu’il y a une grande complicité qui se dégage de Fête galante, mettant en scène un duo composé de la cantatrice Karina Gauvin et du pianiste Marc-André Hamelin. La réédition il y a quelques mois de cet album qui doit son titre à Verlaine me pousse à souligner le brio et la richesse de celui-ci qui met en relief la virtuosité de ces deux artistes complémentaires qui ont su donner à Maurice Ravel, Gabriel Fauré, Francis Poulenc, Claude Debussy, Arthur Honegger et Émile Vuillermoz, dont je vous offre Jardin d’amour, la couleur nécessaire pour le rendre inoubliable.

Andantino alla romanza

Parfois une envie de guitare et d’orchestre s’insinue en moi. Sans prévenir. Comme ça. Je glisse alors dans le lecteur un CD où le guitariste canadien d’origine autrichienne Norbert Kraft, accompagné par le Northern Chamber Orchestra, fait vibrer l’Andantino alla romanza du Concerto pour guitare et orchestra no.1 de Castelnuovo.

Un concerto, ça vous va?

Le plus récent album que la pianiste Hélène Grimaud dédie à Mozart n’est pas le premier qu’elle lui consacre et fort probablement pas le dernier. Cette fois-ci, entre deux concertos qu’elle interprète de façon magistrale, elle a prêté ses mains et son talent à la voix de Mojca Erdmann. Elle n’aurait peut-être pas dû. C’est la partie la moins intéressante de l’album et ça coupe le rythme amorcé par le premier concerto. Mais bon. C’était son choix — ou celui de sa maison de disque — et on ne peut rien y changer. On peut par contre passer d’un concerto à l’autre en omettant la partie vocale et déguster les trois mouvements du Concerto no.23 K488.

Quand Valentina et Hilary s’attaquent à Ives

On dit des compositions de Charles Ives, natif du Connecticut, qu’elles comportent des rythmiques si complexes qu’il faut des virtuoses pour les interpréter, ce qui ne semble pas avoir fait peur à la brillante violoniste Hilary Hahn ni à la pianiste Valentina Lisitsa, une habituée du Festival de Lanaudière, car elles ont décidé de s’attaquer aux sonates pour violon et piano du compositeur états-unien. Celui-ci, fortement influencé par la musique de fanfare, mélange dissonances et harmonies, ce qui peut dérouter ceux et celles qui ne connaissent pas sa musique, laquelle est magnifiquement portée par les deux artistes qui redonnent à ces sonates peu connues en dehors d’un cercle des mélomanes avertis un air de jeunesse.

À titre d’exemple, le troisième mouvement de la Sonate no.3 :

Sobremesa, un dessert portugais-polonais

J’aime les confluences et les mélanges, les horizons qui se croisent et s’interpellent. Le nouvel opus de la Polonaise Anna Maria Jopek, laquelle a enregistré en 2002 un magnifique album en compagnie du guitariste Pat Methany, ne pouvait que me plaire. Sobremesa, qu’elle a enregistré avec des voix venues du Portugal et de ses anciennes colonies, constitue un hommage à la chanson portugaise que je ne cesse de découvrir avec gourmandise, sobremesa signifiant incidemment dessert. Un dessert dont je vous offre deux parts en vous souhaitant autant de plaisir que j’en ai eu à déguster ces pièces.


Cabo da Roca


Sodade

Laissez-vous emporter

En cet après-midi d’hiver me vient l’envie de vous offrir Poema del Iguazú du compositeur argentin Alberto Williams, et plus particulièrement le deuxième mouvement, soit Barcarola del Iguazú, dans une interprétation du Gran Canaria Philharmonic Orchestra dirigé par Adrian Laeper.
Comme ça. Pour le plaisir presque cinématographique que procure cette écoute. Allez, fermez les yeux. Laissez-vous emporter.