Commentaires récents
Admin:
Archives:
Ce que mots vous inspirent 1057

Si on pense qu’on pense, on s’endort. Si on rêve qu’on rêve, on se réveille. (Henri Cueco)

*toile de Warren B. Davis

Les poèmes de Djamal 3

La paix qui démesure
la contemplation

Les constellations
qui s’apostrophent

La frontière définitive
de nos pâturages

La nuit familière
apaisée

La raison des vastes
chimères.

Djamal Amrani, La nuit du dedans

*choix de la lectrice de Dorian Allworthy

Quelle nuit!

Pauvre marchand de sable. Ce n’est vraiment pas son jour… ou plutôt sa nuit! Une nuit qu’il ne risque pas d’oublier d’ailleurs tant elle a été mouvementée. D’abord, il y a eu son avion qui refusait de démarrer et qu’il a réussi à réparer, non sans se mettre en retard. Facile d’imaginer la pagaille ici et là. Les enfants ne dorment pas tant que le marchand de sable n’est pas passé, c’est bien connu. Mais ce n’est pas avec de la semoule à couscous qu’il va réussir! Il faut absolument qu’il remplace par du sable la semoule et sans tarder. Chaque seconde compte!

Mais hélas, le sable de plage ne semble avoir aucun effet sur les enfants qui sont toujours éveillés! Or, du sable endormeur d’enfants, ça ne se trouve pas au coin de la rue, apprendra le marchand de sable, alors qu’à chaque atterrissage il doit remplacer le sable inefficace par un autre jusqu’à ce qu’il trouve le bon… aux petites heures du matin.

Une histoire toute jolie, toute ronde et feutrée, à l’instar des personnages créés par l’illustrateur Stéphane Girel, lesquels font ressortir le texte efficace et poétique de Clair Arthur.

La nuit du marchand de sable : un livre que toute grand-maman devrait avoir dans sa malle de fée.

L’automne de Chantal

Qu’elle se promène dans la forêt de Fontainebleau à côté de chez elle…

ou dans son jardin où les roses n’ont pas encore fait leurs adieux, Chantal profite de l’automne et nous fait profiter de ses couleurs. Pour notre plus grand plaisir.

Ce que mots vous inspirent 1056

La vraie beauté n’est pas celle qu’on a du plaisir à contempler, mais celle devant qui on doit fermer les yeux. (Étienne Rey)

*toile de Thaimy Phuong

Les poèmes de Djamal 2

Silencieusement
l’inutile chemin
de nos ententes
la connexion des heures
qui se répètent

Enivre-moi.
Inonde-moi
de ta clarté spumeuse
de ton auréole limpide

L’artifice de nos étreintes
lobées au cœur
du recueillement
le frémissement imperceptible
et l’éclat blessé de nos plages
arraché à la turpitude des nuages.

Djamal Amrani, La nuit du dedans

*choix de la lectrice de Connie Chadwell

Petites sœurs, liguez-vous!

J’ai une petite sœur. Une petite sœur que j’ai toujours protégée même quand elle faisait des bêtises. Même si je savais qu’en le faisant j’allais être punie à sa place. Cela ne fait pas de moi une grande sœur idéale, mais à tout le moins une pas trop méchante grande sœur. Si bien que je n’ai pas résisté à la tentation quand je suis tombée sur Le club des petites sœurs. Le quatrième de couverture était tellement bien ficelé qu’il fallait que je découvre ce qui poussait Eugénie à se mettre dans un tel état et à aller jusqu’à lancer une pétition à l’endroit des grands frères afin qu’ils cessent de s’en prendre aux petites sœurs.

Et je ne me suis pas ennuyée une minute! Le roman de Sylvaine Jaoui est tout simplement savoureux. Malgré les coups bas les plus divers de la part de Jules et la guerre quasi ouverte entre le frère et la sœur, l’histoire trouvera une issue des plus satisfaisantes pour tous après moult péripéties. En effet, si l’idée de faire signer une pétition afin qu’on cesse de maltraiter les petites sœurs en dressant la liste de tout ce que les grands frères seront désormais sommés de faire (ou de ne pas faire) a l’heur de plaire, le contenu de la pétition ne convient pas aux petits frères, ne s’adresse pas aux grandes sœurs et est, en un mot, beaucoup trop limitatif.

À partir d’une anecdote et d’un conflit, Sylvaine Jaoui a réussi à écrire un roman jeunesse qui dépasse l’anecdote. Il ne s’agit plus de défendre les petites sœurs, mais d’établir une charte à l’intention des membres d’une même famille afin que tous vivent dans le respect des uns et des autres en visant l’harmonie. Ce qui fait de ce petit roman plus qu’un petit roman et une belle initiation au droit et à la revendication.

Mélancolista

Il a conquis tous ceux qui étaient au Monument national en novembre 2012, même s’ils ont trouvé qu’il avait laissé trop de place à Salomé Leclerc, invitée pour réchauffer la salle de sa voix quelque peu fluette. Il les a conquis à nouveau en octobre dernier alors que l’Orchestre symphonique de Montréal dirigé pour l’occasion par Simon Leclerc a accompagné l’artiste, ses musiciens et choristes.

Mais Adam Cohen a préféré en 2012 se consacrer aux chansons de son magnifique opus Like a Man et en 2013 à plusieurs titres tout nouveaux dont il vient tout juste de terminer l’enregistrement à Montréal, plutôt que de nous chanter un ou deux titres en français de Mélancolista. Un album peut-être pas parfait, mais sympathique et chaleureux, à l’image de l’artiste sans prétention qui est en train de laisser sa marque et dont j’ai envie cet après-midi de vous offrir deux titres.


Métro Mélancolie


New York c’était

Ce que mots vous inspirent 1055

Par malheur, les plus vrais, les plus bienfaisants des sentiments ne peuvent vivre que dans un grand silence solitaire, au plus obscur de nos chairs, de nos sangs, de nos brumes. (Henri Gougaud)

*toile de Marc Chagall

Les poèmes de Djamal 1

La mer qui avale
les ombres
et qui bat des ailes
qui roule le courroux
dans les vagues d’abstinence
et le corail de l’alchimie

Amoureuse des espaces
la mer qui avale
les ombres
sang chaud sur voilier
en démesure de toi

Femme aimée
et encore aimée
sur les épaves
de la peur
.

Djamal Amrani, La nuit du dedans

*choix de la lectrice de Marc den Hamer