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Du tac au tac 6

Louis Jouvet était à la caisse de son théâtre quand un couple âgé s’approcha de lui et lui demanda :
— Vous ne faites rien pour les petits vieux?
— Si, si! On les réveille à l’entracte! répondit imperturbablement l’acteur pince-sans-rire.

Jean-Pierre Colignon, Du tac au tac!

*toile de Nancy Chaboun

Du tac au tac 5

Winston Churchill avait un humour dévastateur…
Un jour, à la Chambre, un député s’interrompt :
— Monsieur Churchill serait-il en train de dormir pendant que je parle?!
Il s’attira un lapidaire :
— Si seulement!

Jean-Pierre Colignon, Du tac au tac!

*toile de Jean Béraud

En vos mots 303

Comment vous étonner? C’est la question que je me pose chaque semaine en parcourant ma galerie, afin de trouver parmi toutes les scènes livresques qui s’y trouvent celle qui se démarquera des précédentes et donnera envie aux fidèles ou occasionnels envosmotistes de nous dessiner quelques lignes, en vers ou en prose. Pour le simple plaisir de le faire. Pour le plaisir encore plus grand de les partager avec nous.

Puisse donc cette petite lectrice imaginée par l’illustratrice Abigail Halpin susciter de nombreux textes, attendrissants, humoristiques, ou autobiographiques, lesquels seront validés dans sept jours exactement et pas avant.

D’ici là, profitez-en pour lire les textes déposés sur la toile de la semaine dernière. De bien jolies surprises vous attendent!

Du tac au tac 4

Artiste de music-hall et acteur britannique, George Robey (1869-1954) ne manquait pas d’humour. Il disait ainsi : « Les réclamations se font par écrit. Elles doivent être déposées dans la boite qui est installée à cet effet et qui est vidée deux fois par semaine par la femme de ménage. »
Un jour, dans un salon, la discussion portait sur l’art de la diplomatie… Une dame d’âge certain demanda à l’acteur :
— Mais pour vous, monsieur Robey, qu’est-ce qu’un diplomate?
— Un diplomate, mon… enfant, c’est un homme qui connaît la date de naissance des femmes, et qui a oublié leur âge.

Jean-Pierre Colignon, Du tac au tac!

*toile de David Arsenault

Du tac au tac 3

Henri IV eut de nombreuses maîtresses. Parmi elles, la belle Gabrielle d’Estrées, qui, une fois devenue maîtresse officielle, se permit quelques écarts à son tour.
Un jour, le Vert-Galant arriva à l’improviste dans la chambre de Gabrielle et se mit à manger des prunes. Et puis, de temps en temps, en jeta négligemment sous le lit! Sa maîtresse s’étonna (ou fit semblant) :
— Mais… que faites-vous là?
— Il faut bien que tout le monde vive!
… Le bon roi Henri, non dénué d’humour, de générosité et d’esprit, avait reconnu, sous le lit, les chaussures et les pieds de M. de Bellegarde, grand écuyer de France.

Jean-Pierre Colignon, Du tac au tac!

*toile d’Eden Compton

Du tac au tac 2

À Berlin, Napoléon conversait avec le général alsacien Rapp (1772-1823). L’Empereur, montrant à son interlocuteur des pièces d’or, lui dit :
— N’est-il pas vrai que les Prussiens aiment bien ces petits napoléons?
— Assurément, et beaucoup plus que le grand…
répliqua Rapp qui ne pratiquait pas la langue de bois.
De fait, les années 1813-1814 allaient montrer quels sentiments les Prussiens portaient aux Français et à Napoléon.

Jean-Pierre Colignon, Du tac au tac

*toile d’Annie Dover

Du tac au tac 1

Le recueil de piques ironiques et de répliques cinglantes Du tac au tac! de Jean-Pierre Collignon est si savoureux que je n’ai pu me contenter d’en faire une simple critique.

J’ai donc décidé de me promener de café en café ce dimanche afin de déposer le recueil à l’intention des lecteurs et lectrices qui pourront eux aussi se délecter de ces répliques et envolées servies du tac au tac, remises dans leur contexte.

Ainsi, celle-ci, à l’intention de la lectrice de Lindsay Rapp pour bien entamer ce dimanche :

Supérieurement intelligent, cultivé… et sans scrupule, Talleyrand (1754-1838) est un des personnages les plus complexes de l’Histoire, et donc l’un des plus controversés. Il fallait toujours se méfier quand on lui parlait… Même quand il exerça — oh! de façon bien provisoire — ses fonctions ecclésiastiques.
Une pénitente qui avait pris le risque de lui confesser :
— Mon père, je m’accuse de m’être regardée avec plaisir dans le miroir,
se vit rétorquer :
— Ce n’est pas un péché, c’est une erreur!

À minuit 2

il arrive qu’un mot entaille
juste assez pour qu’on le sente une partie du jour
la suite du monde
pansement fragile sur la peau
le regard charnière à la réparation des tissus
nous disons qu’aucune blessure ne survivra

Pierre Labrie, À minuit. Changez la date

*choix de la lectrice de Ferdinand Georg Waldmüller

La longue marche des doudous

Le livre n’est peut-être plus de saison, mais peu importe. Comme j’ai eu un véritable coup de foudre pour La longue marche des doudous, je n’ai pas envie d’attendre à décembre avant de vous parler de ce très bel album qui a pour héros des doudous pour tous les goûts et de toutes les tailles, de l’ours en peluche aux poupées en passant par tous les animaux de tissu et les couvertures.

L’histoire se déroule juste avant Noël alors que tous les doudous ont pris la route du pôle Nord. Ils vont à leur rendez-vous annuel. Et quel rendez-vous! En effet, chacun des doudous, du plus petit au plus grand, du plus jeune au plus vieux et au plus usé, a une requête (ou deux) à faire au père Noël au nom de celui ou celle qui le traîne partout, qui le mâchouille, qui dort avec lui, afin que le 25 au matin tous les propriétaires de doudous trouvent sous le sapin ce qu’ils attendaient.

Par grand froid, comme c’est le cas chez moi en ce moment, rien de mieux qu’un album qui réchauffe le cœur. La longue marche des doudous est le livre parfait pour ça. Mais n’oubliez pas d’installer votre doudou près de vous. Il va adorer cette histoire. C’est Frédéric, mon lion en peluche, qui me l’a dit.

Pour contrer le froid

Besoin de vous réchauffer? Entrez dans l’univers de Monica Carratero. Vous ne voudrez plus en sortir tellement vous y serez bien!