Parce que j’ai craqué pour la chanson What other guy? écoutée et visionnée chez Lucie, je vous l’offre aussi en écoute cet après-midi. De quoi se demander pourquoi Adam Cohen ne s’est pas manifesté plus tôt.
Parce que j’ai craqué pour la chanson What other guy? écoutée et visionnée chez Lucie, je vous l’offre aussi en écoute cet après-midi. De quoi se demander pourquoi Adam Cohen ne s’est pas manifesté plus tôt.
Chez Lou qui vous l’offre, laquelle vous présente ces jours-ci toute une série de pigeonniers sans sa maison des marguerites.
Mais que peut-elle bien lui chuchoter à l’oreille? Des idées pour la toile de dimanche dernier? Nous le saurons demain alors que seront validés les commentaires reçus d’ici là qui s’ajouteront, espérons-le, aux deux déjà arrivés.
*toile d’Antonio Casanova y Estorach
j’entends la paix des automnes
fuir entre les arbres
je me nourris du pain de la mémoire
il fait noir dans l’incendie du monde
j’appelle la parole lâchée sur les traces
une pluie errante en mon corps
Michel Pleau, L’aveu tout simple d’un visage
*choix de la lectrice de Poul Friis Nybo
Vous vous dites que ça ne fait rien. Que vous n’allez pas vous laisser toucher par ça. Que ces mots qui ont croisé votre chemin au cours d’une recherche sur la toile ne vont rien changer. Que les gens peuvent bien penser ce qu’ils veulent et même le dire tout haut sur un forum. Mais.
Mais le mal est fait. Et vous tournez les pages de votre album avec en tête les mots vitrioliques. Des mots qui vous ont coupé les ailes alors que vous aimiez tant ce pays qui est le vôtre et que vous soignez avec passion jour après jour depuis plus de six ans. Et vous avez beau vous dire que ce ne sont que des mots, qu’ils appartiennent à une petite poignée de gens dont certains ont fréquenté vos pages un temps, il y a une flamme qui vacille. Vous vous demandez si vous serez en mesure de la rallumer.
Les jours passent. L’inspiration s’est figée dans le ciment des remarques auxquelles vous revenez sans cesse. Même si vous voudriez ne pas les avoir lues.
Les jours passent. Et vous ne savez pas combien de temps il faudra pour oublier que vous avez lu que chez Lali, c’est sans intérêt et répétitif, qu’on y trouve chaque jour la même chose et que ça ne vaut pas le déplacement.
Et puis, vous vous asseyez au milieu de votre jardin. Et vous vous dites que certains ne connaîtront jamais l’odeur qui en émane. Et que c’est bien dommage pour eux.
*toile du peintre norvégien Hans Fredrik Gude
Quand on veut justifier une mauvaise action, on trouve toujours de bons arguments. (André Maurois)
*toile de Robbie Wraith
le soir replié jusqu’à l’absence
j’aime les eaux éclatées du mystère
les corps semblables aux départs
l’horizon débute par un silence
la terre console de l’agonie
Michel Pleau, L’aveu tout simple d’un visage
*choix de la lectrice de William Mainwaring Palin
Jusqu’à il y a quelques semaines je n’avais jamais croisé le nom d’Oum Kalsoum (ou Kalthoum) nulle part. Et pourtant, la renommée de celle qu’on appelle l’Astre d’Orient n’est pourtant plus à faire. Plus de 35 ans après son décès, la chanteuse égyptienne vend toujours près d’un million d’albums par an, dans son pays natal, mais aussi au Liban, en Palestine et en Israël, pour ne nommer que ceux-là.
Celui qu’on peut presque considérer comme son âme sœur en plus de son parolier le plus important, puisqu’on lui doit presque la moitié des poèmes que chanta celle dont la voix comptait 14 000 vibrations à la seconde (alors que la majorité des gens en comptent 4000), le poète et traducteur Ahmed Rami, était tout désigné pour raconter l’histoire de cette grande dame que Maria Callas appelait la Voix incomparable. Mais le poète s’est éteint en 1981.
C’est donc l’écrivain d’origine libanaise Sélim Nassib qui raconte dans Oum le parcours de celle qui a marqué plus d’une génération et qui sera à jamais inoubliable. Mais pas dans une biographie, le journaliste de Libération préférant pour cet exercice jouer le jeu de la fiction. C’est donc un roman qu’il nous offre. Un roman où c’est Ahmed Rami qui se raconte, qui raconte celle qui a brillé sur une partie du monde, ainsi que cet amour qui les a unis pendant 50 ans sans lier leurs destinées autrement que dans des chansons où la voix de l’une donne un sens aux mots de l’autre.
C’est donc d’un roman célébrant Oum Kalsoum qu’il s’agit, un roman qui met en lumière le destin inattendu d’une femme, fille d’iman, née au tournant du XXe siècle. C’est aussi un roman sur l’Égypte, pays qui se vit presque davantage transformé en 75 ans qu’au cours de sa pourtant longue histoire. C’est l’histoire d’un peuple dont les dissensions se taisaient quand elle chantait. Beaucoup pour un seul roman. Peut-être trop. Si bien qu’on peut reprocher au roman quelques longueurs.
Mais le but reste atteint. Le roman de Sélim Nassib vous donne envie d’entendre cette voix unique. En pianotant sur votre clavier, vous devriez la trouver sans difficultés.

détails ici
Que seraient les êtres humains sans les femmes? Ils seraient rares, extrêmement rares. (Mark Twain)
*toile de Franz Xaver Wolf
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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