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Le même souffle 1

C’est un recueil du Québécois Normand Génois intitulé Le même souffle qui a attiré l’attention de la lectrice du peintre italien Renato Vernizzi. Le titre, comme les vers, l’ont séduite, si bien qu’elle l’a laissé ouvert sur ces mots choisis pour vous :

Souvenirs et rêves accordent à l’âge
des moments intemporels
certains nuages se détachent du crépuscule
cela ne protège en rien de l’étiolement
l’automne cède son rose à l’hiver
l’altération surprend ses éclats

flaque d’eau bleue ridée de feuillage
se dénature au contour des chemins

Ay, Paloma

C’est un récit tout simple. Un récit qui se situe dans une époque bien précise dans un endroit tout aussi précis : août-septembre 1943, au Val d’Aoste. C’est là que se sont réfugiées quelques familles ayant fui Rome et ses bombardements. C’est là que la vie semble s’être arrêtée. Semble, ai-je dit. Mais la vie est en perpétuel mouvement, surtout quand on a douze ans et que la moindre activité, un regard troublé ou troublant, un geste équivoque, prennent des allures d’événements susceptibles de changer le cours de l’Histoire, au même titre que cette guerre qui se joue au loin et qui va rattraper ce petit monde qui se croyait à l’abri.

Avec le 8 septembre et la chute du régime fasciste, les jeunes vont devenir des adultes d’un seul coup ou presque. Finis les matchs de tennis, les soirées à danser et à flirter. Une nouvelle vie va commencer. Il y aura des drames et des départs. Et une gamine qui se souviendra de cela des années plus tard.

Récit composé de souvenirs décousus, finement relatés par Rosetta Loy, un des grands noms de la littérature italienne, Ay, Paloma, qui tire son nom d’une chanson de l’époque, est un petit bijou. Rien de moins.

Rêver aux étoiles

S’habituer à la lumière de plus en plus absente. Trouver les retours plus difficiles. Le ciel est souvent noir quand je sors du bureau. Puis se dire que dans cinq semaines le cycle contraire va entrer en scène, que les jours vont de nouveau allonger.

En attendant, regarder les lampadaires. Et rêver aux étoiles.

Heureusement

Tant d’arbres sont maintenant dénudés alors qu’il y a quelques jours à peine ils tenaient bons, fiers et encore garnis d’ors et de cuivres. Pas tous. Heureusement.

Ce que mots vous inspirent 538

L’être est un mystère que l’on ne finit pas de creuser. (Hélène Ouvrard)

*toile de Marcel Dyf